Ça n’arrive pas juste aux autres – collaboration ponctuelle

Quand le drame nous frappe, notre vie bascule du jour au lendemain. Les bonheurs de la vie deviennent de plus petits bonheurs. Les petites choses, comme passer du temps avec ceux qui comptent, deviennent vraiment les plus importantes. Ça fait peut-être cliché, mais quand c’est toi qui se retrouve dans cette situation, tu apprends à ne plus être égoïste. Tout ce qui m’importe, c’est son bonheur, le bonheur de mon père qui s’est soudainement retrouvé, sans préavis, avec un cancer généralisé.

C’est alors que tout se bouscula dans ma tête, au point où je n’arrivais plus à réfléchir convenablement. S’il fallait qu’il nous quitte, je voulais avoir passé les plus beaux moments possibles avec lui. Je voulais aussi avoir tout fait pour qu’il soit heureux. Je me dis que tous ces moments contribueront à sa guérison.

J’ai toujours eu cette façon de penser que rien n’arrive pour rien. Dans tous les malheurs qui me sont arrivés, je me suis dit qu’il y avait une raison. Lorsque j’ai perdu un chum, un emploi, lorsque je me suis brisée les os, que je suis tombée malade. Je me suis toujours dit quelque chose de mieux s’en vient et c’était vrai. On fini par oublier, la vie suit son cours, et de bonnes choses nous arrivent.

Parfois même, de ces malheurs, nous apprenons et sommes plus forts et plus conscients de ce qui nous entoure et de ce qui compte vraiment. Par contre, d’apprendre que mon père a un cancer généralisé, j’avoue que je ne réussis toujours pas à voir ce qui peut en sortir de bien. Je n’arrive pas à voir le positif là-dedans.

Récemment, on a reçu la nouvelle qu’il pourrait vivre avec son cancer comme une maladie chronique. Les traitements de chimiothérapie fonctionnent. D’autres traitements s’en viennent, mais le cancer ne partira jamais complètement. Il devra apprendre à vivre avec. Rien n’arrive pour rien… mais ça, pourquoi ça nous arrive ? Le positif est caché assez creux, merci.

Par contre, comme dans toute situation, on s’adapte, on continue à vivre et à profiter des moments précieux. C’est le genre d’expérience qui nous ouvre les yeux sur l’essentiel.

Nos parents sont souvent notre « roc«  et d’imaginer en perdre un, c’est comme si une partie de nous-même allait nous quitter. On imagine, comment nous ferons pour vivre sans leurs conseils avisés ou bien sans leur présence tout simplement.

Il est important de continuer sa vie presque comme si de rien n’était. C’est dur de ne pas parler de la maladie, pendant nos moments ensemble. C’est pourquoi j’ai continué à vivre le plus normalement possible, en lui parlant de mon quotidien. J’ai continué à lui demander ses conseils sur ma vie et surtout, je savoure chaque instant à ses cotés.

Aujourd’hui, les nouvelles sont bonnes, mais le cancer est toujours présent et restera présent. Nos activités ne seront plus les mêmes, nos projets ont changé. Il faut réussir à trouver le bon dans tout ça. Mais ce qui est sûr, c’est que je suis heureuse d’apprendre qu’il restera avec moi.

Laurence.

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