Un mal qui n’existe pas ailleurs


ÉTATS D'ÂME, STYLE DE VIE, Voyages, x / lundi, juin 6th, 2016

Le stress. L’angoisse. Ce mal du siècle nord-américain. La pression du quotidien qui va trop vite. Pas assez d’heures dans une journée pour tout accomplir. Pression de performance, de réussir dans tout. L’échec n’étant pas une option ou un moyen d’apprentissage. Pression de l’idéal de la beauté. De la jeunesse. Pression sexuelle. Pression sociale. Pression monétaire… Dans tout ça, où nous situons-nous en tant que personne ? Comme être humain ayant des désirs ? Des rêves ?

Depuis un an déjà, toute cette pression a explosé en moi. Comme une bouteille de liqueur qu’on a trop brassée. Ça a explosé tout partout. Depuis, les crises de panique me guettent. L’origine de ces attaques vient de plusieurs éléments. Aujourd’hui, ça se limite aux crises reliées à l’amour. Aux relations interpersonnelles. À la crainte de ne pas me faire aimer. Qu’on m’utilise. Qu’on m’abandonne.

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Crédit photo : Loli Echechiquia – Merzouga

En voyage, toutes ces pressions tombent. Cette maladie que les gens du sud ou des pays pauvres ne comprennent pas. Ils sont chill. Ils suivent le mouvement. Font ce qui les rend heureux. En tout cas, c’était le cas lors de mes précédents voyages pack-sac au Maroc et en République dominicaine.

Vivre avec ces gens m’a fait ouvrir les yeux sur leur manière de vivre. Je ne dis pas qu’il faudrait jeter par la fenêtre nos agendas, tout reconsidérer, abandonner ce que nous connaissons. Nous devrions simplement repenser à notre manière de vivre notre vie. Parce qu’au bout de celle-ci, il ne faut pas se dire « j’aurais dont dû ».

Dans les pays que j’ai visités, ce qui est beau à voir, c’est la fraternité entre les gens. S’assoir sur le trottoir et jaser avec ses voisins. Travailler, oui, mais ne pas avoir que ça dans la vie. Être assis dans son magasin et attendre le prochain client, bin tranquille, ça change quoi en fin de compte ? Le service est aussi bon et accueillant que par chez moi. Bin oui, il y a des règles à suivre dans la vie.

Comme sur la route. Ça prend des codes et pourtant… Lorsque j’ai conduit en République dominicaine, il n’y avait pratiquement pas de lumières, d’arrêts, d’indications. On dépassait à coup de klaxon (au Maroc aussi), et il n’est jamais rien arrivé.

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Crédit photo : Vanessa B. et Cindy R P. – Cabrera

C’était des paradis pour moi ces endroits. L’anxiété de performance disparaissait assez vite. Mon besoin de contrôler les choses aussi. Ce besoin de plaire aussi, parce que ces gens sont accueillants et généreux de leur personne et ça me fait sentir comme une des leurs.

Voyager, ça me déconnecte de l’angoisse généralisée. Ça m’ouvre les yeux aux éléments malsains que comporte mon environnement. Ça me fait grandir. Évoluer. Ça me fait me dépasser. Et même, découvrir un nouveau moi. Sûrement le moi que j’aimerais être à la maison.

V.

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Crédit photo : Cindy R. P. – Santo Domingo

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