Mon héros, mon papa.

Décrire mon père et lui rendre hommage en moins de 350 mots : un défi de taille pour un homme aussi extraordinaire. Décrire mon père en ne voulant rien oublier et en me mettant la pression d’écrire un texte à sa hauteur : un défi encore plus de taille que le premier.

Je commencerai donc par dire que je faisais partie des rares petites filles au primaire qui habitait uniquement avec son papa. « Ah ouin? C’est ton père qui a la garde? Tu n’habites pas avec ta mère? » disaient mes petits amis issus de familles nucléaires scellées au quart de tour.

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Crédit photo – Chloé Drolet

Je ne sais pas c’est quoi moi un papa pis une maman ensemble. Je l’ai jamais su, les miens ce sont séparés je devais avoir 1 an et demi. Je n’ai jamais eu le sentiment du vide parce que je n’ai jamais connu le contraire. Sûrement parce que mon père a toujours tout fait pour que je ne le ressente pas.

Probablement aussi parce que mon père, c’est le meilleur. C’était donc toujours avec le plus de gratitude et d’amour que j’affirmais que c’était mon père qui prenait soin de moi au quotidien. « Prendre soin » c’est même faible comme mots.

Un papa comme le mien qui chaque soir, me créait un spectacle de marionnettes pour m’endormir, me faisait écouter la même chanson, soir après soir, et qui même à ce jour fait encore son effet pour m’apaiser, me conduisait et m’encourageait tôt à l’aréna le samedi matin; pas pour le hockey de son fils, mais pour mon patin artistique et qui me magasinait des jupettes pour que je sois la plus coquette pour mes compétitions. C’est pas prendre soin…c’est plus de nature super-héro.

Mon super-héro à moi, vous l’aurez deviné, c’est mon père. Son pouvoir magique à lui c’est de m’avoir aimé comme je n’aurais pu l’être, de m’avoir encouragé et permis d’être celle que je suis à ce jour. C’est aussi d’avoir été présent à tous mes spectacles de danses poches qui duraient 5 heures, mes comédies musicales qui ont clairement révélées que je ne serai jamais chanteuse, ses soupes à l’oignons comme personne ne sait les faire et son épaule réconfortante pour mes peines d’amour d’adolescente.

Depuis maintenant 5 ans, j’ai une petite sœur! Tout comme moi, elle a sa propre chanson pour s’endormir depuis le jour 1 et a la chance de faire des balades père-fille au Canadian Tire. Ma sœur est, elle aussi, la plus chanceuse du monde d’avoir un papa aussi merveilleux. Notre papa, on l’aime plus gros que ça…

C.

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