Lettre à mon filleul

Avant de te connaître, je n’avais jamais vraiment eu à dealer avec un enfant, à trouver l’équilibre entre le plaisir et l’autorité. Je n’avais jamais été confrontée à l’honnêteté des enfants. Quand ta mère (a.k.a ma sœur, you know) m’a demandé si je voulais être ta marraine, je me suis, à mon tour, demandée ce que ça voulait dire de nos jours.

Quelle est la place qui me revenait dans ta vie ? Quelle est la place que je voulais prendre dans ta vie ? Je te l’aurais bien demandé, mais tu étais encore trop petit pour me répondre, alors c’était à moi de décider. C’est moi qui allait être responsable de la relation qui allait s’établir entre nous.

Encore aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions : est-ce que je dois intervenir, est ce que je te laisse faire, parce que tu sais, je suis Matante, je suis supposée être cool. Je ne sais pas toujours où se trouve la limite, mais j’essaie de faire de mon mieux et je sais que dans le fond tu trouves ça bien correct comme ça.

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Source photo – Pinterest

J’essaie d’être présente autant que je le peux. Et chaque fois que j’arrive et que tu es content de me voir, que tu me prends par la main pour qu’on aille jouer ensemble et que je t’entends rire quand je te prends dans mes bras la tête à l’envers, je me dis que je devrais l’être plus (quand tu pleures, ça ne me dérange pas non plus, parce que j’appelle ta mère lol).

Être ta marraine ça me donne envie d’être la meilleure version de moi-même pour être un bon modèle pour toi, pour être une personne dont tu seras fier plus tard, pour devenir un endroit rassurant pour toi si un jour tu en as besoin.

Avez-vous la chance d’être marraine ?

K.

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