Le jour où…

Le jour où j’ai commencé à me foutre des autres personnes et de les envier, ça a été le début de ma nouvelle vie. Je ne parle pas de me crisser des gens et de devenir individualiste, mais de ne plus donner tout le pouvoir de gâcher ma journée aux gens toxiques. De ne plus me soucier de ce que les gens pensent de moi.

À ce moment-là, j’ai réussi à me sortir la tête de l’eau et à respirer. Les roches que je trimballais dans mon petit sac à dos ont disparu. Au début, je me suis sentie désorientée parce que le regard des autres avait façonné mon identité. Qui j’étais ? Je ne savais pas trop ce que je voulais, mais je savais ce que je ne voulais plus dans ma vie.

Le jour où j’ai arrêté d’avoir peur du jugement des gens, j’ai commencé à explorer la vie. C’est là que me je me suis forgée un moi. Un moi que j’avais refoulé pour plaire aux autres et qui me surprend tous les jours. Parce que je ne savais pas que j’avais autant de courage et de passion.

La fois où j’ai arrêté d’avoir peur de me faire juger, j’ai réalisé mille et un projets qui étaient dans ma tête. Et j’ai réussi à rassembler les gens qui m’aideront de toutes leurs forces afin que je puisse pleinement me réaliser.

La fois que je me suis foutu du jugement des autres, j’ai aussi compris que d’avoir un grand cœur, ce n’était pas un défaut. Qu’il faut simplement apprendre à mettre ses limites et à dire non quand quelque chose ne nous respecte pas. Qu’il faut continuer à donner, sans jamais penser à recevoir en retour, sans toutefois brimer nos sentiments.

La journée que j’ai compris qu’être hypersensible ne rimait pas avec folie, je me suis épanouie. C’est seulement que je suis vraie avec moi-même face à mes sentiments. Oui, je suis souvent expressive, et je réagis comme une enfant quand je suis heureuse, mais ça me fait du bien. Et ça fait sourire les autres. Il parait que c’est cute. Et quand je braille ou que je fais une crise de panique, c’est que mes choix ne respectent pas qui je suis. Alors, je sais que je dois modifier des choses.

Le jour où j’ai arrêté d’envier les autres sur leur supposément belle vie virtuelle, pleins de choses ont changé. Parce que tous les réseaux sociaux montrent seulement le positif. La belle vie. Il ne montre pas l’autre côté. Le laid. La tristesse. Et, quand j’ai compris que personne n’a de vie parfaite, c’est là que la pression est tombée.

Et, le jour où j’ai arrêté de stresser sur le temps et à tout planifier les petites choses du quotidien, j’ai enfin commencé à vivre. Il va toujours nous manquer du temps. C’est simplement qu’il ne faut pas se fouetter parce que la maison n’est pas parfaite. Qu’il faut laisser de la place au plaisir et à l’inconnu. C’est dans ces moments que la magie va opérer et que nous réaliserons ce que nous désirons le plus. Tout simplement. Sans stress, ni pression. Juste du bien-être qui nous apportera son lot de bonheur et de questionnements.

Ça ne sert à rien de répéter toujours la même routine. De s’embourber dans le même pattern qui nous rend malheureux, parce que nous voulons entrer dans le moule. Il faut s’en libérer et vivre notre propre vie, à l’instar du regard de la foule.

V.

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