Parce que le «Nous» ne nous va pas


ÉTATS D'ÂME, x / mardi, août 23rd, 2016

Laissons-nous le droit d’être. Juste être. Être toi, être moi. Parce que le « Nous » ne nous va pas. Qu’on se permette d’être heureux l’un sans l’autre, ou avec d’autres. Qu’on lâche prise sur ce qui devait être, sur ce qu’on aimerait être. Parce qu’à force d’essayer, à avancer toujours plus loin, on se perd. À bout de souffle, qu’on se permette une pause. Qu’on se couche à la belle étoile et qu’on se souhaite du bonheur.

J’ai envie qu’on soit en paix avec ce qu’on a été. J’ai envie qu’on puisse en rire, puis qu’on s’en serve chacun pour notre propre lendemain. J’ai envie qu’on ajoute chacun une page à notre livre pour terminer le chapitre du « Nous », puis enrichir celui du « Je. » C’est connu, les histoires, c’est comme les voyages : c’est un bagage d’expériences qui enrichit pour toute une vie. Il suffit de s’attarder à chaque page pour comprendre chaque subtilité, puis de prendre la peine de s’en servir. C’est plus long que de prendre le vol direct, mais ça permet d’en voir tellement plus, que le temps et l’effort en valent la peine.

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Source photo – Pinterest

Au terminus de « Notre » voyage, j’aimerais qu’on se trace chacun un chemin, qui puissent se croiser si on en a envie. Tu sais, les murs ont beau protéger, je préfère voir le vrai monde, la vraie vie et croiser ceux qui passent, même si parfois ça peut faire mal. De toute façon, les arrêts ne durent pas toute une vie ; il suffit de reprendre la route, le bagage toujours plus grand.

La vie est belle. Qu’on se laisse avancer par le courant. Et si un de nos bateaux coule, on pourra se lancer une bouée au lieu de couler ensemble. À deux, on se collectionnera les vagues au visage et les rayons sur la peau, puis on repartira chacun dans son avion, vers la prochaine destination.

 V.A.

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