Mon amour de vacances autour d’un gin soda concombre et d’un rhum spice…

Depuis les deux dernières années, disons que ma collection de conquêtes amoureuses est pas mal plus petite que la collection de coquillages que j’avais lorsque j’étais enfant. Je m’amusais à les trier en ordre de grosseur ou de couleur. Certains d’entre eux me rappellent de beaux souvenirs de voyages.

Ahhh… Ces voyages où tu devais seulement te reposer et faire le vide et qui se sont transformés en nouvelles histoires de cœur. L’hiver dernier, je m’étais promis de ne plus tomber amoureuse de ce qu’on peut trouver outre-mer. La phrase qui tue : « La prochaine fois qu’on se verra, c’est moi qui te rendrai visite au Canada », disons qu’elle porte vers l’espoir et… l’attente.

En tant que fille rêveuse qui vit dans un monde de licornes, l’attente peut être belle et romantique, mais elle réussit à nous blesser. Elle nous fait aimer la nostalgie, nous rend mélancoliques, et se transforme en désespoir. Ayant donc rayé ces sentiments qui deviennent lourds et douloureux, on finit par se protéger de ce type de rencontres qui nous blesse et qui laisse une petite marque sur notre coeur.

Mais la vie ne m’avait pas prévenue de ses autres formes d’obstacles que l’amour peut envoyer… Cette fois-là, sans même sortir de ma ville, c’est un voyageur qui y est entré. Lors d’un certain weekend de juin où Montréal se transforme en défilé de belles voitures de course, t’étais là pour venir voir Hamilton remporter une fois de plus son Grand Prix de Montréal.

Revenant chacun de notre fin de soirée arrosée, dans la rue tu m’as abordée. On s’est rencontré un court moment, mais juste assez longtemps pour que ta photo soit bricolée dans mon p’tit tiroir où je garde les personnes qui m’intéressent dedans.

Ces quelques jours intenses où, à la fin, j’avais l’impression de te connaitre depuis toujours, tu me disais des choses d’une manière pas québécoise qui charmait mon intérieur de jeune fille. T’aimais mes p’tites fesses. Ça fait partie de mes complexes, mais t’as visé juste. Le dernier matin, j’anticipe les adieux qui s’en viennent. Dans ce tourbillon de draps défaits, t’étais cute dans mon lit. Pourquoi on est lundi?

Tu m’embrassais comme personne ne m’a jamais embrassée, tu m’as laissée sur un high. Un high en forme de gros nuage roses bien épais sur lequel j’ai longuement flotté, en oubliant qu’il restait un chapitre à la fin, que t’avais nié de lire. T’as rouvert des façons d’aimer que j’avais tentées d’oublier. Thanks !

T’es reparti sur ton fuseau horaire. Des bisous plus tard, see you around, you said. On a gardé contact. Tu me racontais ton retour à la réalité, tout en continuant d’être aimable et charmeur avec moi. La barrière aurait dû s’installer avant que ça commence à faire mal.

Malheureusement, ces petites conversations n’ont pas duré. C’était comme une drogue. Attendre la réponse, la recevoir, lui écrire, attendre la réponse, un refrain que j’aimais. Du jour au lendemain, tout s’est arrêté. On m’envoyait en désintox pour accros aux conversations à distances. T’as refermé la porte sans même me dire au revoir. Je n’ai même pas eu le temps de faire exprès d’oublier quelque chose chez toi. Tu m’as réveillé brusquement et depuis, j’essaie de retomber dans le même rêve et, quand j’y arrive, je fais tout pour qu’on me laisse dormir.

Reviens-dont faire un tour sur ma lune même si ce n’est que le temps d’une toune, une dernière fois encore. Je te regarderais boire ton rhum spice…

F.

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