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L’amour au temps des Y

Depuis sa sortie en 2012, Tinder compte plus de 50 millions d’abonnés, dont 10 millions d’entre eux sont actifs quotidiennement. Parmi ces 50 millions d’utilisateurs, seulement 54% d’entre eux affirment être célibataires. Ça m’a amené à réfléchir énormément sur l’amour en 2018 et sur l’impact que ces applications et sites de rencontres ont sur la génération Y.

L’amour au temps des Y, c’est chercher l’amour sur des applications, c’est collectionner les rapports sexuels comme on collectionne les likes sur Instagram. L’apparence physique dépasse largement la personnalité ou les valeurs lorsque vient le temps de swiper à droite. Quand on pense que 1.5 millions des dates hebdomadaires à travers le monde ont lieu grâce à Tinder, je me demande sincèrement ce que faisaient les générations avant nous. Est-ce qu’ils abordaient les gens qu’ils croisaient dans la rue, tout simplement? Parce que quand je pense à flirter avec un homme, je suis ô combien plus à l’aise de le faire par texto. Ma génération cherche «l’amour» sur des applications – et je trouve ça con. Dans notre monde actuel, mentir est plus facile que dire la vérité.

L’ère dans laquelle on vit est, sans vouloir généraliser, un peu égoïste. On mise sur nos carrières, sur notre portefeuille, sur nos corps de rêve et sur quelle photo et à quelle heure de la journée on devrait la publier pour avoir le plus de likes possible. L’ère dans laquelle on vit, c’est 15 millions de matchs Tinder par jour mondialement. Je trouve qu’on a un peu oublié c’est quoi le self-love et à quel point c’est important. On veut tellement plaire aux autres qu’on oublie de se plaire à nous-mêmes. On se fond dans la foule et on commence tranquillement à croire que plus on est comme les autres, mieux c’est. L’ère dans laquelle on vit, c’est une génération où on swipe à gauche plus souvent qu’à droite – une génération désabusée par des Kim K. et l’envie d’atteindre une perfection insensée aux yeux de notre société. Si la personne que tu croises sur ton chemin Tinder a le malheur de ne pas s’intégrer dans les standards imposés dans la communauté, elle quittera vers les oubliettes.

Quand je pense au self-love, je ne pense pas à ça, moi. Quand je pense à l’amour propre, c’est quand je prends le temps de me faire une bonne bouffe le vendredi soir, seule. C’est quand je vais au cinéma voir un film all-by-myself, et que j’aime ça. C’est à tous les dimanches, quand je vais souper chez mes parents et qu’on n’a pas le droit de toucher à notre cellulaire pendant le souper. Ça pour moi, c’est s’aimer. C’est passer du temps avec soi-même et aimer ça, parce que, quand tu y penses, tu vas être ton partenaire pour toute ta vie. Tu vas passer plus de temps avec toi-même qu’avec tout le monde réuni. Vaut mieux s’aimer, il me semble que la ride serait plus le fun, non?

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Je suis par contre très inspirée par les Alanis Desilets de ce monde, qui prônent l’acceptation de soi malgré les différences génétiques ou physiologiques. Dans une génération où le physique prend une place si importante, c’est intéressant d’avoir des jeunes femmes qui enseignent et qui démontrent les bénéfices d’avoir une belle estime de soi-même, surtout et malgré le fait qu’on est tous différents. C’est un monde rempli de diversités physiques, intellectuelles, culturelles et religieuses qui fait de notre environnement une place où il fait bon vivre – chacun peut apprendre et enseigner à son prochain et ça, ça m’inspire. Mais ça, quand tu swipes à gauche, tu le sais pas. Tu vois le physique d’une personne avant de voir sa personnalité et ses valeurs et ça ne devrait pas être ainsi.

Ce qui me fait peur par contre, dans mon grand cœur de romantique, c’est qu’un jour les relations amoureuses comme celles que mes grands-parents et parents ont vécues seront quasi inexistantes. C’est bien beau pratiquer le self-love, mais j’aimerais ça qu’un jour quelqu’un m’aime autant que moi je m’aime. Ça m’effraie de me dire que mon idéal de couple est possiblement inatteignable et que l’infidélité et l’accessibilité du sexe soient autant omniprésents. Call me old fashioned, mais je veux croire au grand amour, je veux croire qu’un jour quelqu’un va me regarder comme Jack regardait Rose. Peut-être est-ce une question de génération, mais l’amour des temps modernes ne m’intéresse pas. Je veux l’amour qui transperce le cœur, l’amour ridicule qui fait du bien à l’âme, je le souhaite à chacun d’entre vous parce que l’amour, c’est la meilleure chose qui soit. L’amour de ta famille, de tes amis, celle de ton chum ou celle que tu as envers toi-même, c’est ça qui nous nourrit. C’est l’amour et l’espoir qu’il sera présent pour l’éternité.

Et c’est ça que je te souhaite – l’éternité.

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