Rentrée littéraire – Les cinq livres que j’attendais


DÉVELOPPEMENT, Personnel, STYLE DE VIE, TEXTES DE ALEXE., x / vendredi, septembre 7th, 2018

Septembre! La rentrée pour plusieurs personnes, mais aussi dans plusieurs domaines. Moi, ça fait deux ans que j’ai arrêté de m’imposer ce supplice! Mais ma rentrée préférée est sans aucun doute la rentrée littéraire montréalaise. Pas que j’ai plus rien à lire, au contraire, mais c’est le dernier vent de fraîcheur avant l’automne (ma saison préf.). C’est le temps de magasiner nos livres pour la lecture cocooning qui s’en vient dans les prochains mois. Cette année, j’attends particulièrement cinq titres que je partage ici, et qui, je l’espère, pourront vous donner envie! Évidemment, je n’ai pas encore lu ces livres, mais dès qu’ils seront en librairie, j’y serai aussi.

 

1- Les villes de papier – Dominique Fortier aux Éditions Alto (août 2018)

Sixième livre pour Dominique Fortier, pourtant je n’ai jamais lu cette auteure qui est plusieurs fois récipiendaire de prix littéraires. Le roman nous plonge dans l’œuvre et l’énigme qu’est Emily Dickinson.

«Si comme elle l’écrit, l’eau s’apprend par la soif et l’oiseau par la neige, alors Emily Dickinson, elle, s’apprend par la mer et par les villes.

Figure mythique des lettres américaines, celle que l’on surnommait « la dame en blanc » demeure encore aujourd’hui une énigme. Elle a toujours refusé de rendre sa poésie publique et a passé les dernières années de sa vie cloitrée dans sa chambre; on s’entend pourtant maintenant à voir en elle un des écrivains les plus importants du dix-neuvième siècle.

Les villes de papier explore son existence de l’intérieur, en mode mineur, à travers ses livres, son jardin, ses fantômes. Autour de moments de la vie d’Emily, Dominique Fortier trace un roman à la fois grave et cristallin, et nous offre une réflexion d’une profonde justesse sur les modes qui nous construisent, sur les lieux que nous habitons et qui nous habitent aussi.»

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2- Thelma, Louise et moi – Martine Delvaux aux éditions Héliotrope (29 août 2018)

Héliotrope, maison d’édition vraiment fun en matière de romans policiers québécois, romans dits noirs soft. J’ai beaucoup aimé Amqui de Eric Forbes. Donc ils publient, pour la rentrée, un des multiples livres de Martine Delvaux, Thelma, Louise et moi.

«Il me fallait un dispositif, une provocation, peut-être un garde-fou pour continuer d’observer cet objet à la fois banal et étrange qu’est ma vie. L’observer en suivant de nouvelles lignes : le chemin que me propose le film qui a marqué ma vie, le film qui encore aujourd’hui me fait pleurer.

J’ai voulu remontre le cours du temps en m’installant dans la Thunderbird avec Thelma et Louise, pour retrouver celle que j’étais en 1991, cette jeune femme qui n’est pas si différente de la femme que je suis aujourd’hui. J’ai suivi le scénario du film à la manière de marques topographiques sur le chemin de ma propre vie : deux femmes, une voiture, un voyage, un viol, un révolver

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3- Quelqu’un – Nicholas Giguère aux Éditions Hamac (11 septembre 2018)

Une de mes maisons d’édition préférées! Leur sortie d’automne est assez fantastique avec entre autres Quelqu’un. Nicholas Giguère a publié Queue en 2017 et laisse-moi te dire que c’est toute une expérience littéraire. Ce qui me donne vraiment envie de lire son prochain livre.

«Quelqu’un est beaucoup plus qu’un portrait vitriolique de la vie gaie en Beauce : c’est le regard complètement désabusé que porte un jeune homosexuel déjà revenu de tout, y compris (et peut-être surtout) de lui-même, sur ce mode (not so) gai qui l’entoure, avec sa faune, ses codes, ses rites, ses façons de faire. Dégoûté par ce qu’il voit, perçoit et vit, il n’en est pas moins à la recherche de vérité et d’authenticité dans ce monde où tout est apparences, mensonges et faux-fuyants. Plus précisement, il cherche à représenter tout pour quelqu’un, à être quelqu’un, tout simplement. Mais comment être quelqu’un quand l’angoisse et le mal de vivre son palpable – à un point tel que même la mort n’apparaît pas comme une délivrance -, quand vivre seul, isolé et rejeté de tous est une torture de tous les instants qui ne s’arrête jamais?»

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4- Montréal insomniaque – Francis Juteau aux Éditions au carré (octobre 2018)

Un premier roman pour Francis Juteau, c’est excitant! Montréal, ma ville que j’adore, insomniaque, parfois à cause de la ville. Le titre est assez accrocheur pour moi.

«Un jour, on vient habiter Montréal. On y survit un temps, puis on part mourir en banlieue. C’est le cycle du Québec (ici, la mort, c’est un rite périphérique). Nos enfants viendront y habiter aussi. Comme nous, ils tombent amoureux de cette île de fous, de ce bout de presque-pays à rêver debout. Comme nous, ils oublieront d’y dormir

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5- After – Jean-Guy Forget aux Éditions Hamac (4 septembre 2018)

Un autre livre de Hamac qui semble plutôt intéressant dans le genre autofiction. Le premier roman de Jean-Guy Forget, jeune adepte des open mic poétiques.

«After, c’est le récit autofictionnel d’une passion qui se brûle à la vitesse d’un glissement de doigt sur l’écran d’un téléphone, d’une rupture arrivée trop tard et d’une relation polyamoureuse qui s’efface doucement. Les rencontres s’entremêlent à travers des partys redondants du Mile-End. Les intimités trébuchent, deviennent des « je t’aime », peu importe la langue, sans jamais vraiment parvenir à se fixer. L’écriture devient le refuge pour s’expliquer à soi-même, encore plus qu’aux autres, ce qui fait réellement mal lorsque l’on peut dire que l’on se situe « après » quelque chose. Présenté comme une série de souvenirs épars, After élève une voix disloquée en résistance face à ces relations dont on ne se remet jamais vraiment; il ne s’agit pas d’un deuil, mais de s’accepter fragile entre les blackouts et les amours qui disparaissent en cassant tout

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Ma sélection n’est qu’une infime partie de tous les beaux livres qui sortent présentement. J’espère que vous trouverez aussi quelque chose qui vous accroche dans tous ces titres à paraître. N’hésitez pas à faire des recommandations et partager vos coups de cœur. Bonne rentrée!

 

 

 

 

Alexe.

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Source photo: Unsplash

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