Tu me manques, mon amie


ÉTATS D'ÂME, TEXTES DE GMZ., x / jeudi, octobre 4th, 2018

«Ne fais pas de conneries.

– T’inquiète, toi non plus, ne fais pas de conneries.»

365 jours, 365 conneries, 365 choses à raconter au retour.

Je consacre souvent mon temps et mes lettres aux hommes, car je recherche continuellement une partie de moi qui s’est effacée avec les années et les départs, mais aujourd’hui, je souligne la partie de moi qui ne succombera jamais, ni aux kilomètres, ni au fuseaux horaires. Cette partie de moi qui vacille entre nostalgie et espoir, à cette partie qui me manque.

«Tu me manques». Quand on traduit littéralement cette expression courante et qu’on cherche à l’expliquer à un étranger, on dit qu’il manque une partie de moi, un petit morceau du casse-tête de mon être est absent. Mon morceau à moi, c’était elle et aujourd’hui, c’est son anniversaire.

Je me suis réveillée ce matin avec un sentiment d’urgence, une sensation étrange d’avoir oublié un truc important, de passer à côté d’une obligation, d’une nécessité, d’un besoin primordial et j’ai réalisé que ce besoin qui m’envahissait était de célébrer ce jour à tes côtés. Ce jour où la vie et le destin s’étaient réunis pour m’offrir cette amie, cette sœur, cette «Duo» que le monde avait oublié de me donner. Mais quelle chance j’avais de l’avoir rencontrée et de l’avoir eue dans ma vie pour maintenant, plus d’une décennie.

Avant de partir, elle m’a dit: «Recommence à écrire toutes ces pensées qui te traversent, tes peines et tes joies, avec toujours un petit peu de moi à tes côtés. Je suis là, à chaque page». Si elle avait su qu’à défaut d’avoir la force de la recréer sur papier, elle m’accompagne à chaque instant de mon train-train quotidien. Elle partage chacun de mes rires, chaque once de folie qu’il y a en moi. Elle juge mes bêtises, mais les encourage tout autant. Elle est là, à grimacer avec chaque shot avalé. Elle se cache derrière chaque sieste canapé. Elle se plaint de chaque flocon l’hiver et se fait bronzer l’été. Elle ressort à chaque coin de rue, à chaque odeur de café, à chaque coup de foudre et à chaque cœur brisé. Donc, elle ne devrait pas vraiment me manquer, n’est-ce-pas? Car on a déjà eu notre heure de gloire. Notre heure à nous. On s’est résumé nos coups de cœur, nos amours, nos amants, nos chagrins et nos défis. On s’est efforcées de grandir dans un monde qui était trop petit pour nous et parfois, au contraire, l’on s’y perdait tout simplement. On a pu se dire: «Te revoilà!» pour ensuite se dire «À dans 1 an…». Nos adieux étaient des «À bientôt», car des vrais duos, rien ni personne ne peut les séparer, du moins, on osait espérer.

On dit souvent qui se ressemble, s’assemble, pour définir des relations, des amitiés. Elle ne me ressemblait pas du tout en fait, bien au contraire. Son carpe diem et sa spontanéité n’avaient pas leur place dans mes anxiétés quotidiennes. Elle n’était pas ma jumelle, ni de corps ni d’esprit, mais elle était ma conscience, elle était ma maison. Elle m’a appris qui j’étais en s’efforçant de me sortir de cette vie routinière, elle m’a écoutée, elle m’a conseillée, elle m’a ramassée à la petite cuillère, elle a séché mes larmes et a noyé mes peines et mes angoisses. Elle était ma bouée de sauvetage, l’actif à mon passif, la plume à mes mots et aujourd’hui, elle soufflera ses multiples bougies et ce, sans moi. Elle que la vie a tenté d’essouffler tant de fois, elle qui s’est battue corps et âme pour devenir un petit bout de femme, aux allures de sa mère et au caractère de son père. Elle qui jamais ne changera, jamais ne vieillira mais surtout, que jamais, personne n’oubliera, du moins, pour les prochains 365 jours à venir.

Joyeux anniversaire ma Duo, peut-être que dans la lumière de tes bougies, tu apercevras une petite ombre de moi.

 

 

 

Gmz.

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Source photo: Unsplash

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