ÉTATS D'ÂME x

Je pleure chaque nuit ton départ

1h30 du matin. Je suis seule dans mon lit, éveillée, en douleur et en pleurs comme chaque nuit ou presque. Pendant ce temps, la majeure partie des gens sont au pays des rêves, collés sur leur moitié. Je suis perdue. Je panique (oui oui, j’en fais régulièrement des crises de panique, mais personne n’est au courant). Je n’ai plus aucun repère. J’ai l’impression d’être «stallée», clouée sur place. Je fais du piquet. J’attends dans le néant quand tout le monde autour de moi avancent et savent où ils s’en vont. Ils ont des buts fixes et précis. Des destinations!

Et y’a moi qui n’ai plus rien de ça, parce que j’ai perdu ma moitié. Pouf, envolé le rêve de la famille unie et heureuse. Pouf, envolés les essais pour bébé #3 en novembre. Pouf, envolé le mariage. Pouf, envolé le projet maison. Comme ça, en une simple et petite seconde, j’ai «tout» perdu. Une simple et petite seconde a chamboulé ma vie entière et m’a fait perdre mes projets. Une seconde, ça allait bien. Une seconde plus tard, plus rien n’allait.

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Ma vie est sur pause depuis un mois et demi. Depuis un mois et demi, je cherche la sortie, la porte, la lumière. Je ne sais pas où la trouver. Je cherche partout. J’m’accroche à toute lueur d’espoir que je croise en pensant que cette lueur est la bonne et qu’elle me mènera où je dois être. En pensant que celle-là me donnera à nouveau le chemin à son cœur. Mais, à chaque fois, cette lueur est détruite en une seule petite seconde. La même qui a chamboulé ma vie et tout changé. Cette foutu seconde qui rit de moi et qui s’amuse à me faire souffrir.

2h du matin. Je suis encore seule dans mon lit, éveillée, en douleur et en pleurs. J’ai, en prime, les yeux qui brûlent de toutes ces larmes versées incontrôlablement par mon corps.

Vous pensez que je vais bien, vous pensez que je fais confiance à la vie et que je me laisse porter zenement par le courant. Mais, la vérité, c’est que j’ai aucune idée où je vais ou où je dois aller. J’suis forte qu’on me dit, j’suis une battante! J’suis peut-être écœurée d’me faire abattre et toujours devoir me relever. J’ai peut-être envie d’prendre ma retraite et avoir la cr*ss de paix. J’en ai peut-être plein le cul d’me faire dire que j’suis forte. J’ai peut-être juste envie d’être dans ses bras, là où est ma maison. J’ai juste envie de revenir à la seconde où tout allait encore bien et que je savais où je m’en allais.

 

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J.

Source photo: Unsplash

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