Champagne & Confetti

J’AI FAIM.

Je me réveille. Il fait jour. J’ai faim.

Je m’étire et me faufile hors des draps pour aller te retrouver. Je te regarde dormir paisiblement.

Mais j’ai faim.

Je te donne un petit bisou pour essayer de te réveiller en douceur. Tu ne bouges pas. Mon ventre gargouille.

Je te colle. J’me dis que je vais peut-être me rendormir, mais non. Je fais semblant de ronfler avec mon nez aplati. Je soupire.

Je décide d’y aller avec la méthode forte : Je te cr*sse un coup de patte dans le visage.

TIN TOÉ. Réveille, humain!

Tu me chiale après. Youhouuu, ça a fonctionné! Tu es réveillée! J’suis toute excitée!!!

OMG OMG OMG OMG! JE VAIS MANGER!

On se lève et je suis tellement heureuse que je fais la toupie. C’est comme si je n’avais jamais été nourrie de toute ma vie.

Tu me sers la même giblotte matin et soir. Je t’ai entendu dire que c’était de la dinde crue et que c’était ce qu’il y avait de meilleur pour moi.

Par la suite, une fois que j’ai liché mon bol jusqu’à pratiquement passer au travers, je me dirige pour aller faire mes besoins du matin. La journée passe et je te suis partout où tu vas. Tu es ma seule amie. Mon pilier. Tu es toute ma vie. Je sais que je peux être énervante parfois et je m’excuse. Ma partie préférée de la journée est celle où je dors collée contre toi, pendant que tu vaques à tes occupations. Et je rêve… je rêve du moment où nous nous sommes rencontrées et à toutes les fois où nous jouons ensemble.

Puis, vient l’heure fatidique. 16h00.

J’ai faim.

Je deviens irritable et irritante. Allez! c’est l’heure du souper!

Maintenant que tu m’as nourrie une deuxième fois, je peux enfin courir partout. Te donner mes jouets un à un pour que tu puisses me les lancer. Tu es mon humain préféré.

Tu ne le sais pas, mais ce n’est pas toi qui m’as choisie. C’est MOI. Je t’ai attendue et j’ai laissé partir mes frères et sœurs en premier. Ça a été long parfois, mais ça en valait la peine. Maintenant, je sais que tu ne me laisseras jamais. Nous sommes des meilleures amies.

 

Mia, le pug.

 

À lire aussi:
La fois où j’ai dû te laisser partir
La zoothérapie

 

 

(Maryève.)

Source photo: Unsplash