Champagne & Confetti

La séparation lorsque des enfants sont en jeu

La séparation mène parfois à de tristes constats. Pots cassés, mais aussi l’âme un peu amoché. Le bilan s’avère quelque fois pire lorsque des enfants sont en outre mis de la partie. Ce n’est pas évident – perdre le plein de contrôle de sa vie.

Devoir partager des événements importants, des décisions marquantes avec l’ex-conjoint avec qui nous avons fort probablement des différends – en vue des circonstances menant à ladite situation de démembrement du couple – et par la même occasion, devoir dealer avec une belle-mère/un beau-père, n’est pas la formule souhaitable, nous sommes bien d’accord.

Face à cette situation, quoi faire? Sachant que l’option reverse n’existe pas et que les chances sont minces, voire inexistantes de s’entendre à nouveau en recollant ce qui est brisé en miettes et devenu inévitablement poussières, il faut s’attendre à quoi? En arrivant à cette constatation, il faut accepter.

Accepter. Concevoir. Constater. Que nous ne pouvons pas tout contrôler.

Quoique l’exercice est plus facile à dire qu’à appliquer, une bonne dose de bon vouloir et les choses vont changer, quasiment comme par magie. Le changement, il faut savoir que ça part de soi.

Être capable de se dire que la personne avec qui nous avons choisi d’avoir des enfants, soit apte de faire entrer dans sa vie un individu aimant et bienveillant dans le quotidien de ses tout-petits.

Ne pas être égoïste pendant cet instant et se dire qu’un enfant ne peut pas recevoir trop d’amour et que l’amour, ça se partage. Qu’une opinion positive de plus, que ce soit la voix d’une amie, d’un professeur, d’une belle-mère dans la vie de ses enfants, ne fera que le rendre meilleur individu, meilleur humain pour ceux qui l’entourent.

Se rappeler que les gens peuvent être de bonne foi. Qu’il y a aussi beaucoup de beau autour de nous. Tout n’est pas noir. Il y a tellement de belles couleurs. «Focusser» peut-être là-dessus, au lieu de la petite craque dans le coin gauche qui ne gêne personne sauf nous-même.

Développer cette fameuse intelligence émotionnelle si importante et tellement négligée par plusieurs et se détacher de soi un instant. Penser au bien-être de tous, pas seulement du nôtre.

En sachant l’enfant heureux et en sécurité, il faut faire l’exercice et tenter, pour le mieux de chacun, de laisser une certaine liberté d’actions, de paroles, de gestes et surtout, surtout, demeurer sain.

Choisir de prendre la vie dans son optique la plus belle. Choisir d’aimer plutôt qu’haïr. Nourrir son intérieur de clémence. Mettre la différence et les vieilles histoires de côté, juste le temps d’une vie, si courte… pour la gaspiller ainsi.

 

 

 

 

Mél.

Source photo: Unsplash