Champagne & Confetti

Travailleur autonome en temps de pandémie

Depuis quelques semaines, je me sens finalement revivre! Être travailleur autonome en temps de pandémie, ça a été une expérience… disons, enrichissante! Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu continuer à travailler comme avant, de garder mes clients et mes contrats, car je suis très consciente que plusieurs travailleurs autonomes n’ont pas eu cette chance.

Fermer les restaurants pendant plus d’une demi-année, ça a ajouté un niveau de difficulté supplémentaire à mes journées sur la route… Disons que tu développes des talents pour dîner dans ta voiture, la fourchette dans une main, la salade entre les genoux, en prenant tes courriels sur ton portable posé sur le siège passager dans un stationnement de Tim Hortons! Le multitasking à son meilleur.

Sans blagues, on s’est débrouillé du mieux que l’on pouvait, comme tout le monde en ces temps difficiles. On s’adapte! Rencontrer des clients avec un masque en essayant de deviner s’ils ont l’air enthousiastes avec ce que tu leur proposes ou s’ils sont complètement contre l’idée. L’importance des signes non-verbaux, c’est là qu’on la ressent. Ou encore, présenter un projet par vidéoconférence… difficile de rendre le tout dynamique et aussi captivant qu’en personne. C’est un peu comme les cours à distance: c’est toujours un peu endormant.

Même chose avec nos fournisseurs/partenaires et collaborateurs. On s’ennuie d’aller les visiter au bureau, leur amener un bon café, sortir dîner ensemble. Juste visiter certains bureaux, on doit maintenant prendre rendez-vous quelques jours à l’avance pour pouvoir y passer 5 minutes. On passe la semaine à prendre des appels sur le «mains libres», écouter notre musique tout seul dans le trafic et travailler dans notre salon en pyjama… Les contacts humains se font rares, mais de moins en moins, pis ça fait tellement du bien!

Ça a l’air d’un gros tas de chialage, mais la vérité, c’est qu’être travailleur autonome, c’est solitaire en maudit par bouts… Pis on est tellement heureux de retrouver un semblant de normalité avec des semaines remplies de rencontres, de visites, de cafés au restaurant et d’un peu de toutes les petits choses qu’on a prises pour acquis trop longtemps.

 

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Isa.

Source photo: Unsplash