ÉTATS D'ÂME STYLE DE VIE TEXTES DE E.

Les plaisirs de la table

Les gens qui me connaissent savent que je suis gourmande. Autant salé que sucré, aucune discrimination à ce sujet.

Qui n’aime pas manger? Sérieusement?! J’envie parfois ces gens pour qui se nourrir n’est qu’un moyen de se maintenir en vie. Une obligation, une nécessité et qui n’ont aucun plaisir à le faire. Savourer une sauce à spaghetti maison, un poulet au beurre indien bien crémeux accompagné d’un pain Naan, ou encore un morceau de tarte au citron. Oh que la vie doit vous être pénible!

Moi, en plus d’aimer manger, j’aime cuisiner. Mais plus spécifiquement, cuisiner pour les autres. Pour moi toute seule, c’est une autre affaire. J’adore cuisiner pour les gens que j’aime. J’ai toujours pensé que cuisiner pour quelqu’un était un don de soi, un acte d’amour en quelque sorte. Et même si le plat est raté, voire maladroitement exécuté, l’intention est là, c’est ce qui fait toute la différence. Quand je cuisine pour quelqu’un qui compte pour moi, je me mets à table (oh, le jeu de mots poche!), mets mon cœur, mon âme et mes tripes (double jeu de mots poche) sur la planche de travail pour lui faire plaisir.

Mais pour moi, un bon repas va au-delà de l’exécution. Je prends grand soin de choisir le menu, les assiettes, les verres et tout le tralala qui accompagneront ce que je vais préparer. Faire une belle table est aussi important que le plat en lui-même. Il faut que ça soit aussi attrayant pour les yeux que pour l’estomac. Que la simple vue de la table inspire mes invités à s’y installer et profiter du moment ensemble pour se régaler.

L’art de la table… est tout un art et c’est une tradition qui me tient à cœur. Tradition transmise par ma maman, alors que j’étais encore enfant quand je vivais en Afrique. Je me souviens des préparatifs lorsque mes parents recevaient des invités. C’était très souvent une fête! Même si j’étais trop jeune pour participer aux festivités, j’assistais au choix de la nappe, des coupes et des couverts sélectionnés pour l’occasion. La mise en place était un ballet qui prenait forme devant moi, tout était choisi avec précision et même en cas d’invités imprévus, on ajoutait une assiette et hop, le tour était joué!

Chaque fois que je retourne en France voir ma famille, ce ballet reprend vie et je prends plaisir maintenant en tant qu’adulte à y participer. Les grandes tablées, les assiettes dépareillées, mais toujours assorties avec goût, les coupettes de champagne de l’arrière-grand-mère paternelle dépoussiérées pour l’occasion, les petits napperons en dentelle précieux, le joli bouquet de fleurs au milieu de la table, rien n’échappe à l’œil de ma mère. Le plaisir est aussi grand pour elle que pour ses convives. Son goût pour les belles choses, elle me l’a transmis et je prends plaisir à continuer la tradition avec ceux qui me sont chers.

Peu importe nos origines, toutes cultures confondues, la nourriture est un élément commun que nous partageons tous et qui nous rassemble. Un mafé au Mali, un pâté chinois au Lac St-Jean, ou un blanquette de veau en France, rien de tel qu’une bonne bouffe réconfortante pour calmer tous les maux et surtout une excellente excuse pour se rassembler avec ceux que nous aimons. Que ce soit prévu depuis des jours ou improvisé à la dernière minute, les repas, les apéros sont souvent des moments agréables qui forgent de beaux souvenirs avec ceux avec qui nous les partageons.

Avec l’arrivée des beaux jours, je me plais à rêver de mon premier vrai repas post-Covid entre amis. Les retrouvailles, les rires, la joie de partager des plats faits avec amour… quitte à ce qu’ils soient trop cuits ou épicés!

Et comme dit le dicton: «Repas qui ne coûte rien, est de grand goût et fait du bien». Au final, ce n’est pas tant ce qu’on mange mais plutôt avec qui on le partage qui compte!

 

 

 

E.

Source photo: Unsplash

Champagne & Confetti

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