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En juin : je lis autochtone!

J’ai gentiment été invitée par l’équipe des Éditions Hannenorak à participer au projet: En juin: Je lis autochtone! Ça consiste à rendre visible et faire lire les littératures autochtones pour le Mois national de l’histoire autochtone. C’est la première année du projet et je suis très contente de m’y associer puisque j’adore la littérature des Premières Nations!

Ce mois-ci, je profiterai de ma plate-forme sur Instagram pour faire découvrir et rayonner les littératures autochtones. Le but étant de diffuser les écrits des auteurs.trices autochtones, mais aussi de sensibiliser aux enjeux vécus par les Premières Nations par le biais de la lecture.

Je vous invite aussi à vous joindre au défi lancé #jelisautochtone, où il est demandé de lire un maximum d’auteurs.trices autochtone en juin, tout en découvrant de nouveaux auteurs et maisons d’édition canadiennes.

Suivez @jelisautochtone sur Facebook et Instagram pour des suggestions, de l’information sur les littératures autochtones et même des concours!

«En juin : Je lis autochtone! vous invite à participer à ce défi de lecture d’un mois, un sprint littéraire pour offrir de la visibilité et le rayonnement tant mérité à ces littératures en pleine effervescence!» @jelisautochtone

Pour faire ma part, en tant que lectrice allochtone, j’aimerais vous présenter les auteurs.trices autochtones et leurs écrits qui remplissent ma bibliothèque.

 

Natasha Kanapé Fontaine

«Née en 1991, Natasha Kanapé Fontaine est Innu, originaire de Pessamit sur la Côte-Nord. Poète-interprète, comédienne, artiste en arts visuels et militante pour les droits autochtones et environnementaux, elle vit à Montréal. L’une des voix les plus importantes du Québec. Son premier recueil de poèmes, N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures (Mémoire d’encrier, 2012), relatant ses premiers questionnements identitaires, a été salué par la critique, et lui a valu le Prix d’excellence de la Société des Écrivains francophones d’Amérique 2013. Finaliste au Prix Émile-Nelligan 2015, son second recueil Manifeste Assi (Mémoire d’encrier, 2014) est le chant de la terre qui étouffe sous l’exploitation des ressources naturelles, dont les sables bitumineux en Alberta. En février 2016, elle publie Bleuets et abricots (Mémoire d’encrier), un troisième livre de poésie qui porte «le discours de la femme indigène qui revient à la vie pour renverser l’histoire».

Traduits en anglais par Howard Scott, les livres Do not enter my soul in your shoes (2015) et Assi Manifesto (juin 2016) traversent désormais les frontières et enchantent tant au Canada que partout dans le monde.

Au mois de mai, paraît Kuei, je te salue (Écosociété), un échange épistolaire avec l’auteur et romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard sur le racisme entre Autochtones et Allochtones. Échange qui arrive à point, entre les actualités de la dernière année au sujet des peuples autochtones du Canada.

Natasha Kanapé Fontaine s’inscrit dans la résurgence de la jeunesse autochtone actuelle. Porte-parole de la branche québécoise du mouvement pancanadien Idle No More (Fini l’inertie), elle travaille à développer la «Poétique de la Relation au Territoire» en philosophie. Natasha Kanapé Fontaine est poète invitée notamment en Belgique, en Haïti, en France, en Allemagne, en Écosse. En 2017, elle sera représentante des Innus et du Québec au Festival des minorités ethniques au Tibet.

Sa démarche artistique et littéraire tend à rassembler les peuples divergents par le dialogue, l’échange, le partage des valeurs, en passant par le «tannage des peaux», manière métaphorique de gratter les imperfections des pensées et des consciences. Avec la poésie, elle berce l’environnement et entame un processus de guérison avec lui. Natasha Kanapé Fontaine lutte contre le racisme, la discrimination ainsi que les mentalités coloniales par la prise de parole et la poésie.

Tout pour assurer la trace, dans le processus de décolonisation, pour les générations futures.» – Mémoire d’encrier

Marie-Andrée Gill

«Originaire de Mashteuiatsh, Marie-Andrée Gill gosse paisiblement des poèmes dans le Bas-Saguenay. Icône de la poésie autochtone québécoise contemporaine, elle partage une vision décomplexée de la réalité. Chauffer le dehors est son troisième livre aux Éditions La Peuplade.» – La Peuplade

Markoosie Patsauq

«Né en 1941 à Inukjuak, où il est mort en 2020, Markoosie Patsauq était un écrivain et pilote d’avion inuit. Connu dans le monde entier pour ses textes de fiction, il a oeuvré pendant des années à la défense des intérêts de son peuple.» – Boréal

Naomi Fontaine

«Naomi Fontaine est innue de Uashat. Elle a publié Kuessipan en 2011 (Mémoire d’encrier), pour lequel elle a été finaliste du Prix des 5 continents de la Francophonie 2012 et Révélation de l’année 2011 par la revue Les libraires. Adapté au cinéma par Max Films, Kuessipan a connu un véritable succès.

Son deuxième roman, Manikanetish, publié en 2017 (Mémoire d’encrier), raconte son expérience d’enseignante à l’école Manikanetish et a été acclamé par la critique. Il a valu à l’auteure d’être finaliste du Combat national des livres 2019 Radio-Canada, finaliste du Prix du public du Salon du livre de Genève 2018, finaliste et mention d’honneur au Prix Voix autochtones 2018 et finaliste des Prix littéraires du Gouverneur général en 2018. Le roman est en développement chez ZONE3 pour une série télé à Radio-Canada.

En 2019, elle publie Shuni (Mémoire d’encrier), son troisième récit, pour lequel elle a remporté le Prix littéraire des collégiens 2020, le Prix littéraire des lycéens AIEQ 2020, le Prix Voix autochtones 2020 – catégorie textes en prose publiés en français – et qui lui a valu d’être finaliste du Prix Une ville, un livre 2020 de la ville de Québec.» – Mémoire d’encrier

 

Billy-Ray Belcourt

«Billy-Ray Belcourt est un poète bispirituel. Il est étudiant au doctorat à l’Université d’Alberta, après avoir terminé une maîtrise à Oxford. Provenant de la Première Nation crie de Driftpile en Alberta, ce jeune auteur de 24 ans est devenu le premier autochtone à obtenir une bourse Rhodes lors de ses études au Royaume-Uni, et a obtenu un Indigenous Voice Award en 2018 pour le meilleur livre de poésie écrit par un poète émergent. Sa première publication, This Wound is a World, a été choisie par CBC comme l’un des dix ouvrages de poésie canadienne les plus marquants de 2017.» – Groupe Nota Bene

Tanya Tagaq

«Artiste avant-gardiste reconnue de par le monde, Tanya Tagaq s’est d’abord démarquée en tant que chanteuse de gorge. Elle a notamment remporté un prestigieux Prix de musique Polaris avec son puissant album Animism, en 2014. Croc gendu est son premier roman.» – Alto

Michel Jean

«Michel Jean est un chef d’antenne, un animateur et un reporter d’enquête primé et apprécié du public québécois. En mars 2017, il a été invité au Salon du livre de Paris, grâce au titre Amun, un recueil de nouvelles dont il a assuré la direction. Innu de Mashteuiatsh, il est l’auteur de huit livres. Il a aussi codirigé le recueil de nouvelles Pourquoi cours-tu comme ça? Son ouvrage Le vent en parle encore, paru en 2013, a été unanimement salué par la critique. Kukum, paru au Québec en 2019 et en France en 2020, est lauréat du Prix littéraire France-Québec et finaliste du prix littéraire Jacques Lacarrière.» – Stanké

Brianna Jonnie & Nahanni Shingoose

«Brianna Jonnie est Ojibwe et membre de la Première Nation de Roseau River (Manitoba). Toute jeune, Brianna Jonnie a découvert l’installation artistique REDress à Winnipeg. Plusieurs robes rouges étaient accrochées aux arbres d’un campus universitaire, symbolisant les milliers de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Jeune femme engagée, Brianna a reçu le prix Modèle d’inspiration-jeunesse de la Ville de Winnipeg, dans la catégorie défense des droits.

Nahanni Shingoose est Ojibwe et irlandaise. Membre de la Première Nation de Roseau River (Manitoba), elle est éducatrice, auteure et artiste, et a été récompensée par plusieurs prix et distinctions. Elle consacre sa carrière aux jeunes autochtones. Elle travaille également comme scénariste en chef et réalisatrice émergente à l’ONF.» – Isatis

Darrel J. McLeod

«Darrel J. McLeod est un Cri du Territoire du Traité n 8, dans le nord de l’Alberta. Il est diplômé en littérature française et en éducation de l’Université de British Columbia. Il a été négociateur en chef des revendication territoriales pour le gouvernement et directeur de l’éducation et des affaires internationales à l’Assemblée des Premières Nations. Il achève actuellement un récit qui fera suite à Mamaskatch.» – VLB Éditeur

An Antane Kapesh

«Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d’An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse (paru pour la première fois en 1976) et Tante nene etutamin nitassi / Qu’as-tu fait de mon pays? relatent sa vie et sa pensée sur l’histoire des Innus. Mère de neuf enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d’inspiration pour les écrivains autochtones.» – Mémoire d’encrier

 

En juin je lierai autochtone! J’en profiterai pour lire les derniers livres de Michel Jean (Akum (Libre Expression) et Wapke (Stanké)), Mamaskatch (Darrel J. McLeod, ci-haut) pour être prête pour la suite, Joséphine Bacon qui manque grandement à ma vie littéraire, le premier roman de Tanya Tagaq, Croc fendu (Alto), sans oublier Mononk Jules de Jocelyn Sioui (Hannenorak)!

Je me joins à @jelisautochtone pour vous encourager à découvrir les auteurs.trices autochtones canadiens.nnes et je vous souhaite un bel été!

 

 

Alexe.

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Source photo: La réserve 

 

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