Journée nationale du souvenir des victimes de la route

Je sais, ce n’est pas un sujet PUNCH, mais c’est là toute l’importance de lire ce texte. Nous sommes le mercredi 16 novembre et aujourd’hui est la Journée nationale du souvenir des victimes de la route, une célébration décrétée par l’ONU en 2005, mais célébrée pour la première fois au Canada et au Québec en 2008.

Chaque année, le troisième mercredi de novembre, les Canadiens se remémorent et rendent hommage aux victimes et à leurs familles. Les victimes des accidents de la route, ce sont ces ami(e)s, ces amoureux(se), ces frères/sœurs, ces parents, ces cousin(e)s, ces collègues, etc. qui nous ont subitement quittés. Mais les victimes, ce sont aussi ceux qui restent : les familles, les amis, les conjoints et les collègues qui continuent à vivre malgré la douleur et la perte d’un être cher.

La mort est un sujet dont nous discutons peu entre nous, que nous voyons à faible degré à la télévision et qui se retrouve peu dans notre éducation. Et pourtant, la route fait en moyenne cinq morts par jour au Canada, ce qui représente un décès toutes les cinq heures, soit plus de 160 victimes par mois. Je trouve que ce n’est pas rien… et vous ?

Je pourrais vous en parler durant des heures puisque la mortalité routière est le sujet de mon mémoire de maîtrise. Mais personne ne s’y intéresse vraiment. La mort, dans la mentalité populaire, est associée à quelque chose de déprimant, de sombre et d’obscur. Moi au contraire, je pense que pour déconstruire cette image, il faut en parler encore et encore, jusqu’à ce qu’on y devienne familier et que l’on cesse de se fermer les yeux jusqu’au moment où ça nous arrive. Ce qui rend le sujet difficile à aborder, c’est le tabou plus ou moins conscient que la majorité des gens portent en eux individuellement. Rassemblé, le tabou devient collectif. Par curiosité, qui était au courant de cette journée de commémoration nationale ? C’est ça…

Ne croyez-vous pas que la GRANDE difficulté du deuil ne résulte pas justement du fait que l’on n’en parle peu ou pas ? Ne pas en parler, c’est entretenir l’inconfort et le tabou de la société sur le sujet, c’est maintenir les endeuillés dans le silence, c’est limiter l’aide pouvant être apportée aux proches, c’est vivre de façon isolée l’une des plus difficiles expériences de vie, c’est faire disparaître l’image sociale et commune du défunt… c’est, c’est, c’est… bien plus encore.

« The burden of grief and distress experienced by this huge number of people is all the greater because many of the victims are young, because many of the crashes could and should have been prevented and because the response to road death and injury and to victims and families is often inadequate, unsympathetic, and inappropriate to the loss of life or quality of life ». (Source : http://worlddayofremembrance.org)

Aujourd’hui, prenons collectivement et publiquement le temps de reconnaître et de rendre hommage aux victimes de la route… les Mathieu et les André qui ont croisé notre chemin. Prenez le téléphone et appelez cette personne que vous connaissez qui traverse ou qui a traversé cette épreuve, simplement pour lui témoigner votre présence et lui dire que malgré le temps, vous n’avez pas oublié.

M.

Pour plus d’information :

Journée nationale du souvenir des victimes de la route 

Journée mondiale du souvenir des victimes de la route 

 

La Sûreté du Québec profite de l’occasion pour inviter tous les usagers de la route à prendre conscience de leur responsabilité face à la sécurité routière et du rôle qu’ils peuvent jouer pour faire de nos routes des routes sécuritaires pour tous.

Pourquoi prendre des risques ? Dans 80 % des collisions, c’est le comportement du conducteur et non la fatalité qui est en cause. Le non-respect de limites de vitesse et l’alcool au volant demeurent les deux principaux facteurs à l’origine de collisions mortelles au Québec. Le non-port de la ceinture de sécurité est une cause de l’accroissement de la sévérité des blessures et même de décès.

De même, la surreprésentation de jeunes conducteurs (de 16 à 24 ans) dans les collisions routières est une préoccupation constante. Les jeunes, qui représentaient 10 % des détenteurs de permis de conduire au Québec en 2007 ont commis 24 % des infractions dues à l’alcool. Également, 24 % de tous les conducteurs impliqués dans des collisions avec dommages corporels étaient des jeunes de 16 à 24 ans.

Pour les policiers de la Sûreté du Québec, chaque victime est une victime de trop. Car diminuer le nombre de victimes, c’est leur façon quotidienne de sauver des vies. C’est donc dans le but d’améliorer le bilan routier et de mieux cibler ses interventions que la Sûreté du Québec s’est dotée d’un Énoncé d’orientations en matière de sécurité routière 2006-2010.

Slogan de cette journée « Chaque fois que vous prenez le volant, vous tenez la vie des autres entre vos mains. Soyez donc prudent. » Pour plus d’information sur le sujet, vous pouvez consulter le site Internet Souvenez-vous des victimes de la route.

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