Noël chez les premiers répondants


STYLE DE VIE, TEXTES DE T., x / jeudi, décembre 14th, 2017

C’est super facile pour les personnes qui travaillent avec un horaire typique du lundi au vendredi. Facile dans le sens : aucune complication ou presque lorsqu’il est question d’agencer des soirées à vos horaires. Facile de choisir quel soir, ou bien quelle fin de semaine le souper du temps des fêtes aura lieu. Le vrai dilemme pour vous est plutôt de savoir chez quelle personne la soirée va se dérouler ou bien quelle en sera la thématique.

Pour les premiers répondants, notre réel enjeu est de premièrement savoir si nous allons pouvoir y être. Être présent physiquement et surtout mentalement. D’être présent à l’heure afin d’être avec nos proches. Laissez-moi vous faire part de ma version du temps des fêtes en conciliant famille et travail.

Ce n’est certainement pas choses dites au moment de l’embauche de devoir jongler avec des horaires instables sur plusieurs années. Car oui, il faut un certain minimum de jours travaillés pour avoir accès à un poste à temps complet (et là, oubliez l’idée d’avoir un poste à temps complet de jour; cela peut vous prendre jusqu’à sept voir huit ans d’attente sur le département désiré).

De devoir travailler sur des quarts rotatifs, jour-soir-nuit (oui, il y a aussi des gens malades la nuit). Commencer dans les débuts, à travailler et devoir faire partie d’une «liste de rappel». Ça consiste en quoi? En gros : tu reçois des appels le jour ou même le soir pour savoir si tu aimerais travailler. Sans blague, tu peux littéralement recevoir cinq messages vocaux en deux jours parfois!

S’ajoute au tableau du temps supplémentaire qui dure seize heures et semble parfois, voire presque toujours, interminable. Encore plus lorsque ce temps est obligatoire et est ordonné par ton employeur. Au y’able les plans d’après job qui étaient prévus. Toi, tu es forcé de rester que tu le veuilles ou pas. Imaginez-vous la mère de famille qui doit appeler son conjoint afin de lui dire qu’elle ne pourra pas aller chercher leur(s) enfant(s) à la garderie comme prévu. Qu’elle rentrera à la maison ce soir vers minuit quand celle-ci aura quitté le domicile vers les six, sept heures le matin. Et souvent, on ne sait que 30-45 minutes avant la fin du quart de travail sur qui ce fameux « TSO » (temps supplémentaire obligatoire) est malheureusement tombé.

Et si vous n’avez pas assez d’ancienneté, il est difficile d’avoir accès aux congés souhaités. Nous devons donc nous même trouver des personnes avec qui échanger nos quarts de travail ou bien piger dans notre banque de fériés. Mais ATTENTION : on ne peut pas placer des fériés sur les fins de semaine, bien évidemment.. Ceci est le côté négatif de certaines professions, l’envers de la médaille.

Bien des facteurs pourraient figurer sur la liste des « mauvaises conditions de travail ». Je tiens tout de même à souligner que je ne changerais de carrière pour rien au monde. Je suis infirmière depuis près de quatre ans et je suis passionnée par ce que je fais quotidiennement. Le temps des fêtes est une période de l’année difficile pour ceux et celles qui y travaillent. Je lève d’ailleurs mon chapeau à ces premiers répondants : pompier(e)s, policier(e)s, infirmier(e)s, médecins, paramedics et j’en passe, qui doivent travailler.

En vous souhaitant de joyeuses fêtes à tous!

 

 

T.

tanya

Source photo : Pixabay

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