Parce que l’amour, c’est chimique!


ÉTATS D'ÂME, DÉVELOPPEMENT, Personnel, TEXTES DE S., x / lundi, février 26th, 2018

Salut gang!

Sachez d’abord que je suis encore sous l’effet du mois de février, c’est à donc dire, encore sous le signe de l’amour, (veuillez SVP me pardonner de vous parler encore de ça, vous voyez, je suis obsédée). Non, mais sérieusement, je pense plutôt que les relations amoureuses, intimes et d’amitié me fascinent. Oui, je l’admets, je suis une curieuse et oui, le processus de l’amour me fait beaucoup me questionner. Enfin bref, si t’es pas romantique pour cinq cents, je risque de t’ennuyer avec les prochaines lignes… MAIS si t’es un peu curieux(se), vas-y fort! Je te donne les trois mots clés pour la suite: sérotonine, dopamine et ocytocine. Trois mots vraiment importants à retenir à partir de maintenant… bon, seulement juste si tu veux savoir ce qui se passe dans le fait de comment on tombe amoureux! ;)

Revenons d’abord un peu en arrière avant de parler de nos trois mots clés, voyons ce que ce sont les phéromones. En termes simplifiés, les phéromones sont décrites comme étant des substances volatiles secrétées par les animaux et les végétaux (wow hein, la magie de la vie!). Ces fameuses substances servent à envoyer des messages à d’autres individus de la même espèce (c.-à-d. animaux pour animaux, végétaux pour végétaux). Ceci représente donc un moyen pour certains organismes de communiquer de l’information (ces informations sont décryptées par le nez chez les mammifères; chez d’autres organismes, ces informations peuvent se décoder par les antennes). Prenons par exemple, le papillon: ce dernier peut détecter un partenaire sexuel à plus de 10 kilomètres et ainsi songer à se reproduire. Chez les humains, les choses ne semblent pas s’opérer tout à fait de la même façon… à vrai dire, les phéromones semblent un sujet controversé. On semble plutôt penser qu’elles aient, au fil de l’évolution, laissé davantage de place au système de récompense/renforcement.

D’ailleurs, selon le Dr Yvan Rodriguez:

«Les comportements humains sont de toute évidence bien plus motivés par la vue que l’odorat. Ceci fonctionne très bien chez certains animaux, les insectes et les rongeurs en particulier, mais nous [les êtres humains] utilisons un nombre très important d’informations supplémentaires à celles provenant de notre nez lorsque nous faisons un choix de partenaire[1]».

Oui, OK, ça semble faire beaucoup de sens, mais alors qui a raison? Retenons seulement ceci: le système récompense/ renforcement, parce que nous y reviendrons.

Voyons maintenant ce qui provoque l’effet euphorisant du «je capote sur lui/elle, pis je comprends rien». J’introduis enfin nos fameux trois mots clés! D’abord, la sérotonine. Ce neurotransmetteur (= à un composé chimique que libèrent les neurones) joue un rôle entre autres dans les changements d’état émotionnel et dans les comportements sexuels. Or, dans le processus de l’amour, le niveau de sérotonine diminue, ce qui affecte notre capacité critique pour ainsi centraliser notre attention vers la dite personne (OMG). Or, en ce qui a trait au niveau de dopamine, lui inversement, il augmente. La dopamine, surtout décrite comme étant l’hormone du plaisir, prend place dans le processus récompense/renforcement (t’sais l’affaire à te rappeler dont je te parlais un peu plus haut). Je t’explique ça clairement: quand tu éprouves du désir et/ou du plaisir vis-à-vis une autre personne, oui mon(ma) champion(ne), c’est là que la dopamine vient faire son œuvre; tu veux juste pas que ce plaisir et ce désir s’arrêtent! Pourquoi? Parce que nous souhaitons que les comportements qui nous procurent du plaisir nous habitent et ce, le plus longtemps possible.

«La dopamine c’est l’envie d’agir, de créer, d’aimer, de faire l’amour, de découvrir, d’en savoir plus, d’aller plus loin. Toute dépendance résulte d’une stimulation particulièrementforte et répétée du débit de dopamine.[2]»

Fou pareil, ce processus-là!

«On sait aujourd’hui expliquer comment l’amour, au même titre que la drogue, peut utiliser le circuit du plaisir, au point d’induire un manque perçu comme invivable.[3]»

Et l’ocytocine, maintenant? Avec le temps, les niveaux de dopamine et de sérotonine vont s’inverser, ce sera tranquillement le retour à la réalité, où chacun retrouvera peu à peu sa propre autonomie. On peut donc penser que l’ocytocine permet de transformer l’amour passion en de l’amour profond.

«Les endocrinologues sont d’accord sur le fait que pour stimuler la production de cette hormone, il faut prendre soin de sa relation. Les couples doivent discuter, pratiquer des activités ensemble, rire par exemple.[4]»

Finalement, je pense à ça, t’as pas vraiment besoin de te rappeler de tout ce tu viens de lire, parce que t’sais dans le fond, ton système de récompense/renforcement, lui, ben y’agit souvent sans même que tu t’en rendes compte. La mécanique des fluides qui nous font sentir amoureux s’opère en-dedans de nous, bien avant que l’on s’en aperçoive complètement. Qu’est-ce tu veux que j’ajoute de plus sur l’amour maintenant?! C’est chimique, c’t’affaire-là!

 

 

S.

sophie

Source photo: Unsplash

Sources:

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_03/d_03_m/d_03_m_que/d_03_m_que.html

http://www.slate.fr/story/114097/amour-drogue

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1017252/la-science-de-lamour-une-question-dhormones

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0922/sa_2345_pheromones.htm

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