WOMAN CRUSH – Kim Lizotte


DÉVELOPPEMENT, Professionnel, TEXTES DE CetC, Woman Crush, x / vendredi, février 23rd, 2018

On la connaît depuis quelques années déjà, soit parce qu’on l’a vue en show, dans les médias ou simplement parce qu’on est accros (obvisouly) à la série Les Simone. Moi, Kim, je l’ai connue quand on faisait de la promo il y a de ça plusieurs années, dans nos anciennes vies. Je la trouvais tellement drôle. Je me souviens, elle me disait qu’elle allait devenir humoriste et je lui ai promis d’aller voir ses shows. Promesse que j’ai tenue et que je continue à tenir en écoutant religieusement sa série. Bref, on a décidé de vous présenter cette femme de tête ô combien attachante.

Nom : Kim Lévesque-Lizotte

Originaire de : Ouf. C’est déjà complexe : grandi dans le Bas-St-Laurent, passé 10 ans à Québec, 2 ans à Toronto et maintenant fière Montréalaise dans le cœur et dans l’âme depuis bientôt 15 ans.

Âge : Entre 25 et 35 😉

Profession : Auteure

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Source photo : Facebook

En plus d’être très impliquée dans l’écriture de la série Les Simone, au départ, tu étais humoriste. Quelle a été ta motivation principale de te lancer dans le domaine de l’humour?

Tout. Mon amour de l’écriture, un désir de m’exprimer, de communiquer, consacrer ma vie à la créativité, et c’était la meilleure porte pour moi pour m’épanouir dans un domaine qui réunissait tout ce que j’aime et qui me permettait de pouvoir évoluer artistiquement en touchant à pleins de choses.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées à tes débuts en tant qu’humoriste?

Apprivoiser la scène. La plupart des humoristes commencent dans le milieu avec beaucoup d’expérience scénique, des années d’impro et ce qui les attire vers l’humour, c’est vraiment le public, les rires, les planches. Pour moi, c’était pas si naturel, c’était plus terrifiant qu’autre chose.

J’imagine qu’en écrivant tes shows, tu étais déjà à l’aise avec l’écriture. Mais qu’est-ce qui t’a amené à vouloir écrire une série?

Plein de choses. Cette série m’habitait depuis le début de ma vingtaine, mes désillusions de la vie d’adulte, le fait d’être confrontée à ma condition de femme. Je viens d’une famille très féministe et matriarcale où les hommes sont doux, aimants et traitent les femmes comme leur égal, j’ai été confrontée à une société où des inégalités sont présentes, où les femmes peuvent être cruelles, où les hommes peuvent abuser de leur pouvoir.

Je pensais faire cette série plus tard dans la vie, je n’avais pas la confiance en moi requise pour l’entamer. Ça a vraiment été mes débuts comme chroniqueuse sur Urbania et ma rencontre avec Louis Morissette qui ont été déterminants. Ils ont été le « Vas-y » dont j’avais besoin. Sans Louis, j’aurais pas eu la confiance. Ça prend des gens qui croient en nous dans ce métier pour avancer, parce que ceux qui souhaitent que tu te plantes sont plus nombreux que ceux qui souhaitent profondément ta réussite. Bref, ces gens sont précieux.

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour Les Simone?

Comme je le disais plus haut, c’est un projet qui m’habitait depuis des années mais qui changeait de forme, d’angle, de médiums. L’inspiration principale est certainement ma vie, mon regard sur la vie, les femmes qui m’entourent, la perception que j’ai des choses. Le passage de la fille à la femme. Ce terrifiant passage que j’ai repoussé longtemps.

Quel est l’élément le plus positif que tu tires de cette expérience avec Les Simone?

Beaucoup de choses. J’ai beaucoup appris. Non seulement sur l’écriture d’une série, mais sur moi-même, sur les médias, sur le milieu artistique. J’en sors à la fois gratifiée et écorchée, mais plus forte, plus épanouie, mieux outillée, plus sereine. Bref, un peu comme mes personnages, j’évolue et j’avance avec elles.

Préfères-tu écrire ou être sur la scène?

Quand j’écris longtemps, je m’ennuie de la scène, lorsque je faisais que des shows, je m’ennuyais d’écrire. J’aime toucher à tout.

À quoi ressemble une journée type dans la peau de Kim?

Mon Dieu. Je me lève, je regarde mon Iphone, je me fais un cappuccino, je lis la Presse Plus, je réponds à tous mes messages, après ça, c’est jamais pareil. Parfois je vais travailler à la radio, parfois je vais bruncher avec mes amies, parfois je m’installe à table et j’écris ou je gère de la paperasse. Le soir, j’en profite pour passer du temps avec mon copain ou des amis, mais je peux aussi passer de longues soirées et de longues nuits à écrire. J’adore la nuit, ce moment de pure solitude où le téléphone ne sonne pas, où mon amoureux dort, où il n’y a pas de tâches ménagères ou de gestion de quotidien, il n’y a que moi et la pénombre et c’est mon moment juste à moi, il est précieux.

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui, comme toi, aspirent à se lancer dans le milieu du showbiz?

Je leur dirais de ne rien faire si c’est le showbiz et la reconnaissance qui les intéressent et non une réelle passion. Ils n’en seront que plus malheureux. Le showbiz, c’est une business d’image qui reste en surface qui te glorifie ou te détruit avec ou sans bonne raison. C’est un monde d’emplois précaires où la compétition règne parce qu’on veut tous notre place au soleil. L’important, c’est de faire ce qu’on aime. Rien de la vie publique ne rend vraiment heureux, c’est de s’accomplir dans un art ou un domaine qu’on aime qui nous remplit. Le reste, c’est de la poudre aux yeux.

Quels sont tes projets futurs?

Je suis à une croisée des chemins où je me demande quels seront mes prochains projets après les Simone. Un livre? Un film? Un show? Une autre série? Tout est possible et tout est à rebâtir, c’est à la fois excitant et vertigineux.

 

Pour notre curiosité, dans ta vie de tous les jours :

Tu es passionnée par? Les documentaires.

Ton vice? Le vin, les excès, la luxure…

Le morceau dans ta garde-robe qui t’est indispensable? Ma blouse blanche de chez Vestibule et mes jeans noires Levis.

Ton produit de beauté préféré? Mon mascara Marcelle Xtension Plus ou tous les produits Kérastase.

Ton mantra? Ce que je suis suffit. « I am enough ».

Qui t’inspire? Ça va être surprenant, mais Denise Filiatrault!

Ton film fétiche? Good Fellas!

Chat ou chien? CHATS.

Café ou thé? Café. Beaucoup de café.

 

 

 

C & C.

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