Adieu, trou de cul – Collaboration ponctuelle


ÉTATS D'ÂME, x / mercredi, août 22nd, 2018

Ce matin, j’ai décidé de t’écrire pour t’expliquer les raisons qui me poussent à te sortir de ma vie! Pendant longtemps, je t’ai donné toutes les excuses du monde. Je me suis convaincue que j’étais bien dans notre relation d’adultère, car tu prenais soin malgré tout de moi, que tu m’estimais et que tu avais mes intérêts à coeur. Que tu m’aimais à ta façon, parmi ta copine et toutes les autres.

Car je savais que je n’étais pas la seule, mais je ne savais pas dans quelle ampleur, je préférais me cacher dans ma tour d’ivoire de fille qui en sait le moins possible, car c’est trop dur de gérer l’immensité de la peine et la jalousie qui vient avec ça. Je préférais penser que j’étais spéciale à tes yeux, que tu étais le trou de cul qui trompe sa blonde, mais qui a un grand coeur… qui est là pour moi et me serre dans ses bras dans mes moments de noirceur, qui me donne la confiance que j’ai pour continuer à coups de compliments pour réparer mon ego blessé. Alors qu’en fait, je savais bien au fond de moi que c’était pour toi une façon de me garder sous ton emprise et de profiter de ma vulnérabilité.

J’étais prise entre mon coeur, mes pulsions et ma tête de fille tourmentée qui n’a pas assez d’estime d’elle-même pour se sortir de cette relation toxique. Dépendance affective, peur de l’abandon ou d’être seule m’ont accrochée à toi pendant beaucoup trop longtemps! L’anxiété de me séparer de toi était si forte que j’aurai attendu 5 ans, après de multiples thérapies et après être tombée enceinte de toi, pour me dire: stop, j’en avais assez, je voulais que ça arrête! J’ai frappé mon mur. Tu avais une femme, tu n’as jamais voulu d’enfants et je me suis faite avortée sans faire de scène. Malgré le fait que tu sois venu avec moi lors du rendez-vous, ton manque d’empathie, le clash au niveau de nos valeurs et ton égoïsme m’auront profondément dégoûtée de ta personne. Mais bon, à quoi je m’attendais?

Après 2 mois sans te voir et un mois sans te parler, j’ai eu un moment de faiblesse! J’avais besoin de te parler, te voir, que tu me prennes dans tes bras une dernière fois pour me libérer de mon mal-être. Sevrage, manque de sexe, cauchemars, pensées incessantes, , j’étais une junkie qui avait besoin d’une dose de plus, pas assez forte dans ce moment de tourmente pour résister à la tentation de te réécrire. Ça m’aura au moins donné ça de me rendre compte de qui tu étais vraiment. Un monstre d’égoïsme qui me reprochait de l’avoir abandonné, qu’il avait souffert de toute l’histoire, car j’avais mis un terme à notre amitié de manière unilatérale.

C’est con, tout ce que je voulais intérieurement, c’était que tu me rassures sur le fait que tu étais une bonne personne malgré tout. Que tu comprennes mes choix et ma souffrance des derniers mois. Mais non, tu étais sur la défensive et te plaçais en victime. Mais c’est toi qui as une blonde depuis 10 ans, qui la trompe à tour de bras et qui ne veut pas d’enfants. C’est normal qu’à un moment donné, je parte pour me rebâtir et rencontrer un gars disponible qui se donnera all in à moi.

Si tu m’aimais comme tu le prétendais, tu aurais dû, malgré ta légitime tristesse de me perdre, être content pour moi de choisir la route qui pourrait me mener à mon bonheur! Mais non, tu m’accueilles avec ta culpabilité et ta manipulation. Je te dis au revoir, pour de bon cette fois. Malgré toutes tes qualités, ton entregent, mon attachement et le désir intense que l’on éprouvait l’un pour l’autre, je te supprime de ma vie. Tu es toxique, tu ne penses qu’à ta petite personne, tu n’as pas de bonnes valeurs, ni de coeur.

Je le savais intérieurement, mais je ne l’assumais pas, car cela aurait signifié que je m’étais trompée sur toi, que je n’avais pas eu un bon jugement et ça fait toujours mal à s’avouer à soi-même. Alors bonne vie à toi! Je souhaite qu’un jour ton masque tombe et que la femme avec qui tu vis se rende compte de ta vraie nature et te quitte pour que tu sois enfin confronté à tes démons, toi qui me disais toujours qu’ils ne t’empêchaient pas de dormir. Ne t’inquiète pas, ça ne viendra pas de moi, mais je sais au fond de mon coeur que la vie s’en chargera tôt ou tard.

 

 

 

A.

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