Le frais, le renouveau…

Ça sent le frais. Le renouveau. Il y a ces petits signes auxquels je ne crois pas, ces hasards qui apparaissent de nulle part. Au quotidien : une chanson par-ci, un nom par-là. Ça me fait sourire. Oui, oui, ça m’a fait sourire quelques fois. Je te mentirais, trésor, si je te disais que ça ne me fait jamais pleurer, que tout est guéri.

C’est vrai, des fois, il y a encore des larmes qui surgissent du fond de nulle part. Je suis peut-être vraiment plus sensible que je ne me le laisse croire. C’est peut-être juste que c’était plus gros que moi. Tellement gros que j’ai dû en faire une grosse boule au creux de mon ventre, à éliminer un peu chaque jour.

Reste qu’aujourd’hui, j’ai vu des traces au sol. Ces traces étaient derrière nous. À demi-visibles, presqu’effacées, elles s’espaçaient de plus en plus. Au loin, devant, j’ai vu deux portes. Elles étaient blanches, d’un blanc tellement lumineux qu’éblouïssant. Elles étaient plus géantes que grandes. Entrouvertes, elles n’attendaient que nous.

De l’autre côté, c’est beau. De l’autre côté, c’est doux, c’est calme et c’est paisible.  De l’autre côté, il y aura nous, si on veut bien y aller. À nous d’en choisir le moment. Oh! Non, on ne s’y rendra pas si rapidement. Les portes n’ouvriront pas avant l’heure. Rien ne sert de courir. Il nous faudra construire le chemin pour s’y rendre, un jour à la fois. Crois-moi, on s’y rendra. On est tout près. Je le sens d’ici. Ça sent le frais, le renouveau.

Vicki.

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