Le syndrome du « Y VONT »

Y vont… ce drôle de personnage prend tellement de place dans la vie de bien des gens. On veut tous être à la hauteur de ce que les autres pensent, on veut être aimé et accepté par nos pairs, voire même, par de purs inconnus. Et si on ne répondait pas aux attentes? Et si on faisait une erreur? Y vont dire quoi, Y vont faire quoi ou penser quoi?

On s’inflige tellement de pression pour satisfaire l’opinion des autres, mais au fond, la question à se poser est : est-ce que ma petite personne est assez importante pour déclencher des jugements de la part de tous les gens que je croise? Bien sûr que non.

Y vont nous intimide, nous impressionne et influence souvent nos opinions et nos comportements. Il devient un individu à part entière qui nous regarde et nous fait peur. Il faut donc se répéter qu’un jugement n’a de pouvoir que s’il est partagé et même si ledit jugement arrive à nos oreilles, il obtient le pouvoir que l’on veut bien lui donner! Comme le veut le deuxième accord toltèque : Ne prends rien personnellement! S’immuniser de la réalité des autres évite bien des souffrances…

D’un autre côté, le jugement des autres reflète bien souvent le nôtre. Nous projetons notre propre système de valeurs sur les autres en croyant que tout le monde verra le « bien » et le « mal » du même œil que nous. Habituellement, c’est totalement faux.

L’opinion des autres, quelle drôle d’invention! Dans la vie, on nous répète depuis notre enfance que nous n’avons qu’une seule vie à vivre et qu’il faut foncer, écouter notre cœur, se faire confiance, mais au moindre petit pas en avant, à la moindre petite erreur, on se demande ce que les autres vont penser plutôt que de se demander ce que l’on ressent nous-même.

Et si nous nous permettions d’être notre propre juge? Je pense que Y vont a beaucoup trop de pouvoir. Donner autant d’autorité au jugement des êtres affecte la valeur de notre propre jugement.

J’ai tellement d’admiration pour ceux et celles qui ne regardent pas sur les côtés avant d’agir. Qui se pardonnent no matter what, qui se permettent d’être et d’exister sans songer à ce que les autres vont penser d’eux. Vont-ils m’aimer quand même? Who cares! Moi, je m’aime.

Wow! Je travaille tellement fort pour atteindre ce Nirvana de liberté de cœur et je sais que ça s’en vient, je le sens.

Entre nous deux, que se passera-t-il vraiment si quelqu’un porte un jugement sur nous? Pas grand-chose… Concentrons-nous d’abord sur nous, sur notre liberté d’être, sur les gens vraiment importants et laissons faire le reste.

Se tromper, agir sous le pouvoir de l’impulsion, blesser sans le vouloir, être seul dans son école de pensées, ça arrive! Arrêtons de juger les autres et surtout, de se juger soi-même.

Anyway, on le sait qu’Y diront rien… Y te connaissent et Y t’aiment comme tu es!

 

M-M.

marie-michèle imbleau

 

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