Mamaoutai (maman, ou t’es?)


ÉTATS D'ÂME, STYLE DE VIE, TEXTES DE P., x / mercredi, janvier 31st, 2018

J’aimerais vous avouer quelque chose aujourd’hui, que pas beaucoup d’hommes ont le guts de faire : JE SUIS FÉMINISTE!

OK, OK, pas dans le sens j’me laisse pousser le poil de d’sous d’bras, j’me promène les seins nus, je m’auto flagelle pour l’équité salariale et j’fais des hashtags metoo à n’en plus finir… Plus dans le sens que j’admire les femmes, surtout les mères monoparentales, qui brillent au firmament de la Super Maman.

J’admire ces mères, qui malgré les difficultés que la vie a sacrées sur leur chemin, sont capable de conjuguer un, des fois deux jobs pour subvenir aux besoins de leur petite famille. J’admire ces superhéroïnes qui sont capables de faire à manger, la vaisselle, les devoirs, le bain, la routine du dodo, le dodo, le kid qui veut pas faire dodo, le lavage, le pliage, le lunch des petits… et finalement, se donnent le droit d’aller au lit elles-mêmes.

J’admire cette mère monoparentale, qui a 3 enfants, sa propre business florissante et une maison à tenir et qui malgré tout, est capable de s’entraîner pour des compétitions de super athlètes, d’emmener ses kids faire du sport, de s’assurer qu’ils aient une éducation impeccable, qu’ils aient une vie de famille épanouie et qui malgré tout ça, a encore sa santé mentale.

J’admire cette jeune mère, qui a décidé envers et contre tous de garder l’enfant malgré l’inexistence du père sans couilles parti butiner d’autres fleurs et qui, au travers des années, a tout sacrifié pour que sa progéniture devienne un homme bien, droit, éduqué et gentleman.

Chacune de ces femmes a des traits et des qualités hors normes que le commun des mortels ne peut pas comprendre du haut de sa tour d’ivoire : il faut vivre 48 heures dans leurs chaussures pour comprendre la folie.

Mais vous savez, au travers des années (f*ck, j’me ferai pas d’amies avec ces prochaines lignes, mais c’est O.K., j’assume), le balancier semble vouloir changer. J’sais pas si c’est l’émancipation de la femme au courant de la dernière décennie qui mène vers ceci ou est-ce que c’est l’homme qui a finalement maturé, mais je semble voir, dans mon entourage, beaucoup plus de Super Papas.

Ces Super Papas monoparentaux avec une grosse ou une p’tite job (ou deux des fois), qui se claquent des heures de travail interminables, du trafic interminable, et qui tôt le matin, comme tard le soir, préparent les lunchs, préparent le linge, vont porter les kids à l’école, vont les rechercher à l’école, rentrent à la maison, préparent le souper, font les leçons, jouent avec les kids, leur donnent le bain, la routine du dodo, leur lisent une histoire, calment leurs craintes, font la vaisselle, le ménage, le lavage, le pliage et qui la fin de semaine, au lieu d’écouter leur football toute la journée, emmènent leurs p’tits mousses patiner, skier, sauter, au ciné! Qui eux aussi s’entraînent au gym pour se donner une chance de fitter dans le moule sociétal imposé et qui finalement se donnent la chance de se coucher avec une partie restante de leur santé mentale! Ces papas semblent tomber dans l’oubli collectif et ne reçoivent, à mon humble avis, pas assez de support, moral ou autre.

OK, OK, là tu vas dire : « Check Phil, y’essaye de se vanter que c’t’un Super Papa… ». Ben tu sais quoi? Oui je le suis, mais heureusement pour moi, j’ai tout plein de gens qui le reconnaissent et je n’ai pas besoin de ta reconnaissance pour continuer à faire la job de mère que je fais à la perfection (oui, oui)! Ce que j’aimerais par contre, si toi, tu reconnais un de ces Super Papas dans ton entourage, prends 2 secondes pour lui faire remarquer que toi t’as remarqué, sors de ta p’tite tour d’ivoire et prends pas pour acquis que ce papa-là, on n’a pas à le reconnaitre pour la job f*cking difficile qu’il fait d’élever ses kids et de surcompenser pour l’absence de la mère (momentanée, périodique ou complète). Prends 2 minutes pour lui demander si ça va, si tu peux aider, crois-moi il va l’apprécier malgré la testostérone qui vit dans son égo.

Pis toi l’père, prochaine fois que quelqu’un demande Mamaoutai, ben réponds : ICI, ES*I!

 

 

 

P.

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Source photo : Unsplash

 

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