Et si on pensait à demain?


ÉTATS D'ÂME, DÉVELOPPEMENT, Personnel, STYLE DE VIE, x / jeudi, mars 15th, 2018

Un être humain, aussi bien intentionné soit-il, peut-il réellement changer? Je commence à en douter. J’ose espérer par contre qu’il peut évoluer. Faut-il encore qu’il prenne conscience, qu’il accepte ses torts et qu’il modifie ses actions programmées. En 2018, avec ce que nous connaissons de la réalité planétaire et l’éducation à laquelle nous avons droit, pourquoi ai-je encore l’impression qu’une majorité d’entre nous refuse l’évolution et la prise de conscience?

J’ai été témoin récemment de plusieurs comportements qui m’ont fait remettre en question mon schème de valeurs. Oui, la rétrospection est importante à tout âge et dans n’importe quel contexte. Je me suis surprise à me mettre réellement en colère par en-dedans à la vue des consommateurs du Costco. Des paniers remplis de caisses de bouteilles d’eau, des sacs, des emballages, bref de la consommation à outrance. J’étais un peu perplexe, étant moi-même sur le point d’entrer faire quelques emplettes dans le géant du grand format. Ce jour-là, j’ai acheté différemment.

Dans la même semaine, dans le stationnement de la banque, un jeune homme a librement «kické» une bouteille d’eau vide par terre plutôt que de prendre ¼ de seconde de sa journée pour la prendre et la jeter à la poubelle.

J’ai aussi lu que près de 50% de la nourriture que nous produisons est gaspillée. Pas capable de prendre un déchet pour le jeter, mais bien capable de prendre un sac de carottes et s’en défaire sans prendre 30 minutes pour en faire un potage. Douce ironie! Je sais. Notre pire ennemi est notre horaire. Nous devons aussi penser à notre porte-feuille (en fait, depuis que je prends plus de temps pour bien faire les choses, j’ai plus de sous dans mes poches!).

Si une majorité de gens s’adonne régulièrement à la critique de notre système, de leurs voisins ou de la vie en général, j’aimerais leur proposer de commencer par changer ce qu’ils peuvent contrôler dans leur quotidien (ça va aussi pour le chialage). Pas aussi facile!

Je me la joue un peu activiste ici, mais j’en ai profondément marre de l’indifférence et de la loi du moindre effort. Est-ce vraiment si difficile de dire non aux sacs de plastique, au papier de soie dans les boutiques, aux articles suremballés? Nous ne sommes plus à l’ère où la solution miracle était le bac bleu de recyclage. Entre nous, c’est un peu déplacer le problème.

Est-ce vraiment si difficile de prendre une heure de plus dans sa journée pour cuisiner plutôt que d’acheter des aliments préparés? Est-ce vraiment si difficile de calmer nos ardeurs quand vient le temps d’utiliser notre carte de crédit pour n’importe quelle cochonnerie cheap et attendre un peu plus longtemps pour acheter de la qualité qui durera plus longtemps? Acheter moins, mais acheter mieux!

À tous ceux qui liront ces mots, dites-vous que je réfléchis à haute voix et je me demande comment trouver une solution. Un peu moins d’indifférence, un peu plus d’ouverture, un peu plus de voyages pour aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Un peu moins d’ordinateurs, un peu plus de nature. Surtout, un peu plus contact humain, d’échange et de partage. Vous allez voir, ça fait du bien en-dedans!

 

 

 

M-M.

marie-michèle imbleau

Source photo: Unsplash

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Une réponse à « Et si on pensait à demain? »

  1. Cela fait exactement écho à mon état d’esprit du moment, un changement de pensée, de comportement, de vie. En changeant mes habitudes de consommation, en prenant conscience de notre impact, on se sent tout de suite bien mieux avec nous même. C’était une bonne idée d’aborder ces points dans un article !

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