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Les mères monoparentales

Celles qui lisent mes textes le savent, j’en parle assez souvent; j’ai toujours voulu être maman. C’était mon rêve ultime. Je ne pouvais pas imaginer ma vie future sans enfants, sans petite famille à moi.

Mon parcours amoureux ayant toujours été très instable et douteux par moments, je ne savais pas si mon rêve de fonder ma famille était réaliste. Il faut se le dire, plusieurs le vivent: quand tu vois les années passer, que tu sens la trentaine arriver et que tu n’as toujours pas de relation amoureuse digne de te lancer dans la maternité, ça fait peur. Le temps devient anxiogène. On voit nos débuts de relations différemment, la conversation bébé vient de plus en plus rapidement.

C’est pour ces raisons que je me suis toujours dit que si, vers 35 ans, je n’avais pas d’homme dans ma vie, j’allais sans aucun doute me faire inséminer pour avoir un bébé. Je savais que je voulais être maman depuis tellement longtemps que je préférais le faire seule que ne pas le vivre du tout.

Certains peuvent trouver ce geste égoïste et penser qu’un enfant doit absolument avoir deux parents pour son bien-être, mais je ne fais pas partie de ces gens-là. Je me dis qu’il vaut mieux élever un enfant seule, mais dans le calme, les bonnes valeurs et le bonheur que de le faire à deux avec le premier venu. Ne s’entendre sur rien, se chicaner, se fâcher et fort probablement, finir par se laisser de toute façon. T’sais, tant qu’à faire ça avec n’importe qui. Il y a énormément de mamans seules qui font un travail de mère exceptionnel. Je me disais que j’en serais capable aussi!

De toute évidence, je n’ai pas eu besoin de me rendre à l’insémination parce que j’ai rencontré un homme adorable, j’ai développé une relation saine avec lui et j’ai finalement pu réaliser ce que j’espérais depuis si longtemps. J’ai donc l’énorme privilège de vivre cette aventure avec un partenaire. Nous sommes une équipe. Il est impliqué comme papa, il n’a pas peur des couches et des heures de sommeil en moins.

Je me considère terriblement chanceuse de toute l’aide qu’il m’apporte. Par contre, comme pratiquement tous les papas, il doit continuer à travailler cinq, parfois six, sept jours par semaine. Malgré son implication quotidienne, je me retrouve seule avec bébé tous les jours.

J’adore mon petit bonhomme, je l’aime quand il rit et même quand il crie ou pleure, mais je vous avoue que je trouve mes journées plus longues et ardues que je le croyais. Premièrement, je ne pensais pas que j’avais autant besoin d’une vie sociale, de présence adulte et de discussions… et en temps de Covid, ce n’est pas trop trop évident de rencontrer d’autres mamans. Il n’y a plus d’ateliers au CLSC, il n’y a plus de mamans qui se rencontrent au centre d’achats pour passer le temps…

Je passe ma journée à stimuler mon bébé, bercer mon bébé, coller mon bébé, consoler mon bébé, faire manger mon bébé, changer son bébé et ça recommence. Par contre, le soir, quand mon chum arrive du travail, j’ai la chance de pouvoir lui passer le relai et d’avoir quelqu’un à qui parler. T’sais, une vraie conversation, pas juste des «gili gili».

Ces temps-ci, il m’arrive souvent de penser à la vie que j’aurais si j’avais eu mon enfant seule, si j’avais été une maman monoparentale. Je ne sais sincèrement pas si je suis assez forte pour faire tout, tout le temps, toute seule. J’ai toujours eu tellement d’admiration et de respect pour ces mamans, mais depuis que je le vis aussi, cette admiration est exponentielle.

Contrairement à moi, les mères monoparentales n’ont pas de pauses, jamais. Elles sont toujours à l’affût, aux aguets pour répondre aux moindres besoins de leur enfant. Lorsqu’elles sont fatiguées, elle ne peuvent pas dormir le matin. Elles dorment quand elles peuvent. Elles ont toute la pression sur leurs épaules, elles ne peuvent partager aucune tâche et elles doivent subvenir aux besoins financiers aussi. Ces femmes, je les trouve incroyables! Celles que je connais ne se plaignent jamais. Elles gèrent, tout simplement.

Puis, il y a moi qui, malgré l’aide de mon copain et de ma famille, trouve ça difficile. Quoi que chaque situation est différente et que chaque bébé l’est aussi, mais être maman, ce n’est tout simplement pas facile. C’est beaucoup, c’est tout le temps, c’est merveilleux, mais tellement envahissant.

À toi, la maman monoparentale, je te lève mon chapeau. Tu es forte, tu es capable d’en prendre, tu es un exemple à suivre. Surtout, ton enfant est chanceux de pouvoir compter sur toi, uniquement toi.

Maintenant, en toute connaissance de ce qu’est le rôle de maman, je me demande si je ferais tout de même le choix d’avoir un enfant seule.

Et vous, aviez-vous déjà pensé à l’insémination?

 

 

 

L.

Source photo: Unsplash

Champagne & Confetti

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