ÉTATS D'ÂME DÉVELOPPEMENT Professionnel TEXTES DE SAB. x

Eh oui! Je me suis trompée… plus d’une fois!

Rendue à 34 ans, je n’en suis pas à mon premier changement de cap professionnel, malheureusement… ou heureusement? Je ne le sais plus trop! Je vous raconte ce parcours salutaire et unique!

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été peu sûre de mes choix concernant le travail, ou plutôt le métier que je voulais faire. Professionnellement, même dans mes jobs étudiants, j’ai toujours ressenti cette espèce de vide, ce trou qui me faisait penser que je n’étais pas là où je devais être… encore! Et encore…

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Les cours de choix de carrières avec leurs tests de personnalité pouvaient m’orienter, mais j’avais déjà l’impression de ne pas cadrer complètement dans un des styles proposés par le fameux RIASEC; j’étais un peu de tout et pas assez de rien! Ma porte de sortie à ce moment: le DEC en sciences humaines! Pas de maths, en plus! Parce que, évidemment, je pensais trouver ma voie à l’université… On m’a alors dit, suite à un test psychométrique sérieux et reconnu (?), qu’un orienteur du cégep que je fréquentais m’a fait compléter, que j’avais le profil (et les notes!!!) pour aller en droit! Hein? Moi en droit??? Ben pourquoi pas?!

Dès la première minute, je le sentais… mais je l’ai ignoré! Ce n’était pas de l’appréhension ni de l’anxiété: c’était le vide intérieur professionnel! Je n’avais pas d’affaire dans cet auditorium, à écouter cet homme inintéressant nous entretenir sur je ne-sais-plus quel concept inhérent au droit des biens. Mais bon, l’université, c’est bien vu! Le droit, c’est bien vu! Une carrière en droit, c’est payant et probablement gratifiant, et bien vu! Alors, je suis restée… deux sessions… à vouloir m’arracher les cheveux, à passer des nuits blanches à étudier avec mes 12 tasses de café et mon paquet de cigarettes, à grignoter mes surligneurs et à noircir des pages et des pages de notes qui ne signifiaient pas grand-chose, de mon point de vue…

Puis, j’ai changé de branche, puisque quelqu’un m’a dit qu’il me voyait enseigner… Je vous laisse deviner la suite! J’ai étudié longtemps, beaucoup trop, pour finalement m’avouer que je détestais tellement enseigner, que je détestais tellement travailler avec des adolescents, que je détestais tellement tout ce qui était relié de près ou de loin au domaine scolaire! Mais qu’est-ce que je fais là? Je n’en dors plus, je ne réfléchis plus, je ne suis plus…

J’ai alors été forcée de prendre une pause. Psychologue, médication, orientation, repos, questionnement: voilà! Je veux être éducatrice spécialisée! J’y voyais la possibilité de faire la différence, la variété de clientèles avec qui je pourrais travailler. Mon côté altruiste et Mère Theresa allait enfin me servir à autre chose que conseiller mes amis: j’allais devenir une éducatrice spécialisée! Wow! Et j’ai adoré! Les trois premières années… puis une suite d’évènements a fait en sorte que j’ai dû, une autre fois, me remettre en question. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi? Pourquoi est-ce que je suis fondamentalement incapable d’être heureuse en emploi? Qu’est-ce qu’il me manque?

Récemment, j’ai trouvé l’erreur majeure que j’ai faite, et répétée depuis mes 17 ans: j’ai fait des choix logiques! J’ai des obligations à remplir, je dois travailler, donc je choisis un emploi qui me permet de le faire. Sans égard pour mes réelles envies, sans prendre le temps de me questionner sur mes propres intérêts, souvent sans savoir réellement dans quoi je m’embarquais et les risques que je courais, j’ai pris des décisions dénuées de toute émotion, froides.

Et j’ai été malheureuse pendant 17 ans! Jusqu’à ce que je décide de faire le grand saut. Rares sont les personnes qui pourront dire qu’une supplantation au travail soit la meilleure nouvelle des dernières années! C’est pourtant mon cas! Parce que grâce aux règles établies par mon syndicat, je sais maintenant que je veux de la passion dans mon quotidien, que je suis faite pour partager beaucoup plus que mes connaissances, que plusieurs facettes de ma personnalité veulent être exploitées au maximum, que certaines passions méritent maintenant d’être utilisées pour trouver MON bonheur au travail. Alors j’écris, puisque j’ai toujours écrit! Je veux écrire! J’aime écrire! Je vais continuer d’écrire… et en faire une carrière!

Et si je me trompais encore? C’est possible… Mais pour l’instant, j’ai l’impression d’être bel et bien au bon endroit dans ma vie professionnelle. Le vide n’est plus… ma passion l’a comblé!

 

 

 

 

Sab.

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Source photo: Pexels

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