ÉTATS D'ÂME DÉVELOPPEMENT Personnel Professionnel TEXTES DE S. x

STOP! C’est assez!

C’est arrivé le 11 avril dernier.

Après une semaine de travail épuisante et deux rendez-vous psychologiques, j’ai dit «stop». Je sentais que ça n’allait plus du tout.

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Le courage que demande une telle décision est plutôt impressionnant. Sauf que de ça, on en parle moins. Être épuisée professionnellement est une chose, l’accepter en est une autre.

Médecin: «Ne t’en fais pas, on décide de ça ensemble. Alors dis-moi, tu penses avoir besoin de combien de temps?»

Patiente: «Euh, genre quelques jours.»

Médecin (sourire en coin): «Généralement, je n’arrête pas une patiente que quelques jours dans des situations comme celles-là.»

Patiente: «Ah bon, OK alors, une semaine, deux maximum

Médecin (toujours avec le sourire en coin): «Non, je vais plutôt t’arrêter pour 30 jours, mais je veux te revoir dans une semaine. Voici la date de ton prochain rendez-vous; d’ici-là, prends du temps pour toi. N’oublie pas que prendre soin de soi, c’est un travail à temps plein

Elle m’avait dit: «tu verras ça se peut que ça lâche dans quelques jours et que tu sentes encore plus mal, tu n’auras pas d’autre choix que de ralentir». Dans son bureau, j’étais convaincue d’être immunisée à ce dont elle parlait. Rien ne pouvait me lâcher, ça faisait déjà trop d’années que je roulais à 140 km heure, c’était certainement pas aujourd’hui, un peu fatiguée, que tout allait lâcher. Je faisais gravement erreur.

Les semaines qui ont suivi ont été très pénibles. Manque d’appétit, grand besoin de sommeil, difficulté à me concentrer, aucune motivation à aller m’entraîner, moins d’envie pour faire les choses que j’aimais faire avant. Pire encore que quand j’étais sul’ gun au bureau/prête à affronter une troisième guerre mondiale.

On ne peut pas mourir au sens physiologique d’un trouble de l’adaptation. Par contre, je vous confirme que quand on te force à ralentir, ça lâche en mozus.

Médecin: «Quand on vit ce que tu vis présentement, c’est-à-dire beaucoup de stress au travail, et qu’on est à la base une personne de type anxieuse, c’est ce qui arrive. On ne parvient pas à survivre longtemps à du manque de reconnaissance, à un travail stressant et à un manque de soutien de la part de l’organisation pour laquelle on travaille. Si en plus, j’ajoute ton histoire de vie et ta tendance à embellir les choses, c’est tout un mélange explosif. Ça devient insoutenable à long terme.»

Patiente (en pleurs): «Présentement, pour moi c’est un échec, j’ai pas su faire la part des choses. Je dois être une personne faible finalement.»

Médecin: «Non, ce n’est pas ça du tout et tu le sais très bien. Tu vois toujours ta psychologue?»

Patiente (toujours en pleurs): «Oui, compte tenu des circonstances, nous avons repris les séances à toutes les semaines.»

Médecin: «C’est parfait. C’était la bonne chose à faire. C’est elle qui va t’aider pour le reste et le gros du travail est là. On se revoit dans 2 semaines…»

Patiente (empressée pour dire): «D’ici là, je prends soin de moi, oui je sais, de toute façon, j’ai juste ça à faire.»

Je vois ma psychologue toutes les semaines depuis le 11 avril et avec elle, j’accepte tout doucement les réalités de mon travail en lien avec la personnalité que j’ai et mon histoire de vie. Nous sommes toutes les deux conscientes que de grandes décisions seront à prendre prochainement, et que, le moment venu, je serai assez courageuse pour me faire passer en premier. Parce que prendre soin de soi est un travail à temps… ça je l’ai bien appris!

 

 

 

 

S.

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Source photo: Pexels

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1 Comment

  1. Article intéressant, j’aimerais conseiller cette personne si je le pouvais. Il y a des petites choses simples qu’elle peut faire pour améliorer sa vie et sa relation avec son travail afin de subir moins de stress 😊

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