ÉTATS D'ÂME TEXTES DE A. x

Page blanche

Je vais bien. Pas comme quand je jouais à la fille qui va bien pour qu’on lui foute la paix. Non genre bien pour vrai. Vraiment bien. Je n’ai plus l’impression d’avoir à me battre contre moi-même pour passer à travers chaque journée. Je ne me mets plus de bâtons dans les roues. Je marche main dans la main avec mon moi-même. Je ne regarde plus derrière moi, je ne m’inquiète plus de ce qu’il y a devant. Je suis ici, maintenant et c’est bon.

Mes problèmes ne sont pas disparus. Mon fils n’a pas cessé d’être malade et je suis toujours seule pour affronter la vie, mais ça ne me détruit plus. Ça me rend plus forte. J’accepte les choses telles qu’elles sont et c’est tellement plus facile. J’ai cessé de me battre et de crier à l’injustice contre tout ce qui arrive. Je suis arrivée à faire ce que je croyais impossible. Accepter. Tout et rien à la fois. Je laisse la vie m’amener là ou je dois aller. Et c’est tellement reposant de lâcher prise.

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J’ai toujours envie d’avoir un chum et je souhaite toujours la meilleure qualité de vie possible pour mon fils, mais maintenant je mets les efforts aux bons endroits. Je suis positive, optimiste et forte pour mon fils parce que c’est ce que je veux qu’il devienne. Je suis résiliente et patiente, mais plus accablée et inactive. C’est comme si tout s’était placé exactement là ou tout devait être depuis le début. Une longue transition qui m’aura permis de réaliser que je suis beaucoup plus forte que je ne le pensais et que je dois faire confiance à la vie. C’est aussi la confirmation de la phrase que je déteste le plus au monde: «Le temps arrange les choses». C’est bête, mais c’est vrai.

Je suis de celles qui utilisent l’écriture comme thérapie. Tant mieux si ça fait du bien à d’autres, mais à la base, je tente seulement de me guérir moi-même. Je suis une égoïste assumée. Je suis aussi de celles qui ont besoin d’une thérapie seulement quand tout vole en éclat. Avec mon nouveau bonheur vient la page blanche. Rien à conter, rien à exprimer. L’égoïste que je suis n’a pas besoin de personne pour se complaire dans ses malheurs en ce moment.

Ça fait donc des semaines que je suis là à angoisser sur ce que je vais bien pouvoir vous dire le mois prochain. Tout va bien, il n’y a rien à dire. Pas de mélodrames, pas d’intérêt. Et c’est maintenant que je réalise que c’est faux. Que c’est peut-être moins «intense» quand tout va bien, mais que c’est quand même important de parler du beau. De le dire quand ça va bien. De parler du bonheur tranquille, de le souligner. Le sourire et la joie de vivre du quotidien.

Je vais bien et c’est bon même si certains jours mes pages restent blanches.

 

 

 

 

A.

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Source photo: Pexels

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