L’amour fast-food

Je ne sais pas si je vis dans un monde de Disney World ou si je suis simplement née à la mauvaise époque, mais bon sang que je suis désillusionnée des relations d’aujourd’hui. J’ai tant rêvé toute ma vie de rencontrer un homme qui serait mon prince à moi, mon meilleur ami, mon partner in crime, mon tout. Avec qui je pourrais partager mes peines et mes plus grandes joies, mon succès et aussi mes échecs, pas seulement quelqu’un qui veut partager ma vie pour bénéficier du succès et se sauver aux moindres échecs. Un homme tough, qui a du guts, de la drive, des ambitions, quelqu’un qui a un fond en-dessous de toute cette superficialité qui me donne mal au cœur en 2017.

Honnêtement, je crois que j’ai juste give up cette idée… Plus on vieillit, plus on se rend compte de ce que l’on veut et ce qu’on ne tolère pas. Je ne suis pas une personne qui veut s’engager pour combler un vide et je ne prendrais pas le premier venu juste pour avoir l’apparence d’être aimée, avoir son argent ou une situation de vie plus confortable, vraiment pas! Je veux le vrai amour, celui qui me consolait les fois où je pleurais mes mini-peines d’amour, pensant que ce n’était pas le bon, et que le mien valait la peine d’être attendu. Mais au fond, je suis en train de me dire que j’ai vécu sur du bluff toute ma vie.

Et si je n’étais pas née à la bonne époque? Et si mes attentes étaient démesurées comparé à cette société de consommation rapide bon marché? Si l’amour c’est tout simplement rendu dérisoire et accessoire à l’ère de Tinder et de toute vos apps de merde?

Je trouve ça dégueulasse pouvoir se baser sur le physique d’une personne pour savoir si on va avoir un match ou pas… Quoi? Tu magasines quoi au juste? Ton futur bébé ou ta prochaine baise? Parce qu’en fait, je veux pas gâcher le plaisir général de tous, mais la chimie entre deux personnes ne se fait pas entre 2 doigtés vers la gauche ou la droite. Avoir une baise inoubliable, c’est pas dans le physique de l’autre; oui, c’est important, mais pas aussi important que la chimie entre deux individus.

Ce que je trouve déplorable aussi, c’est le nombre de dates qu’une personne normale peut avoir dans un mois, la vitesse à laquelle elle est prête à avoir un rebound pour oublier l’autre… non mais? Votre vide est-il réellement comblé ou vous n’avez juste pas de fond?

Je ne blâme pas la société d’aujourd’hui et ne veux pas reprocher à toute la planète entière de vivre ainsi, je ne suis juste pas comme le reste du monde, un E.T. nouvelle génération à l’époque de l’amour fast-food et où le matériel et le paraître est plus essentiel qu’une vraie relation remplie d’amour. J’ai tellement hâte de voir ce à quoi «nous» allons ressembler dans 50 ans, dans nos centres de personnes âgées, à se swip sur Tinder… attendez-vous à une hausse fulgurante de Chlamydia chez les 70 ans et plus.

 

J.

joanie 1

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