Journal de bord: mon idylle en République Dominicaine partie II


STYLE DE VIE, TEXTES DE S., Voyages, x / lundi, janvier 29th, 2018

Chose promise, chose faite, la suite c’est juste ici.

Dans le MERVEILLEUX voyage que j’ai fait avec mon amoureux, j’ai eu la chance de voir beaucoup d’endroits en République Dominicaine. Nous avons d’abord atterri à Punta Cana, la ville touristique par excellence. Je me souviens de ce que sa mère me disait : «Où t’es allée en République Dominicaine déjà? Ah oui, à Punta Cana… OK, t’es jamais allée en République Dominicaine finalement toi ma fille!», tout ça prononcé en espagnol bien évidemment. En effet, je n’étais jamais allée en République Dominicaine, parce que je n’étais jamais allée à la Romana. C’est là que vit la famille de mon chum. C’que c’est beau la Romana! En fait, je dois bien l’admettre, c’est assez trippant comme pays, la République Dominicaine. Ah pis eille, quand je dis que c’est beau, je ne parle pas bien sûr des tout inclus, je parle de la vraie République Dominicaine, celle que moi j’ai vue, celle que j’ai sentie, celle que j’ai goutée…

La Romana est belle parce qu’elle a des rues tellement étroites que chaque tour en voiture est une aventure en soi, parce que ses maisons sont très colorées, passant du vert au rose fluo, parce qu’on peut y danser la bachata tard le soir en pleine rue, parce que sa cuisine est tellement savoureuse…

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Santo Domingo, c’est sa mère qui nous y a conduits. 1h30 en voiture environ de la Romana. De là, nous prenions l’autobus pour nous rendre jusqu’à Puerto Plata, pour y retrouver la famille paternelle de mon chum. 6h environ que ça nous a pris. C’est à Santo Domingo même que j’ai mangé mes premières bananes plantains bouillies. WOW! Mon chum m’a dit : « Je suis tellement heureux que t’aimes les plantains, t’as pas idée! » (Bon, OK, j’avoue ici que je les préfère frites… J’ai d’ailleurs acheté tout le kit là-bas pour pouvoir en faire ici aussi).

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Destination Puerto Plata. Vous devriez y voir les paysages et les plages, surtout celle de Playa Dorada! Puerto Plata est une ville entourée de montagnes. De chez sa grand-mère à lui, on en voit une, une belle grosse montagne verte. J’avais encore jamais vu de montagne luxuriante dans le sud; ici, j’en ai vu.

Puerto Plata… mon doux Seigneur! À notre arrivée, le ciel était malheureusement pas mal gris et quand nous sommes repartis 3 jours plus tard, il pleuvait encore à boire debout. Mon chum savait tout ça, mais il a préféré ne pas m’en avertir. Tout le monde sait qu’il pleut beaucoup à Puerto Plata, tout le monde, sauf moi. Enfin bref… nous devions absolument passer par ici.

Nous avons loué une chambre dans un hôtel tout inclus près de où vivent les membres de sa famille. C’est à Puerto Plata que j’ai rencontré les parents du père de mon chum. Malgré que mon espagnol ne soit pas tout à fait au point, en une heure de visite, mon cœur a littéralement explosé. Je suis tombée sous le charme de ses grands-parents à lui, et ça hyper rapidement. Je ne pourrai jamais décrire l’émotion que j’ai ressentie quand nous les avons quittés après nos trois jours là-bas. Je pense sincèrement qu’aucun mot n’est assez fort pour d’écrire comment ils m’ont fait sentir et combien chanceuse je m’estimais de les avoir rencontrés. Ils m’ont changée. En quelques heures seulement.

Notre dernière escale à Puerto Plata s’est fait dans un cimetière, là où le père de mon chum est enterré. Nous nous y sommes rendus tous les deux afin de lui rendre visite, mais aussi pour que je puisse me présenter à lui. Les mots m’ont manqué là-bas quand j’ai voulu lui exprimer toute la gratitude que j’éprouvais dans le fait d’avoir son fils à mes côtés aujourd’hui, d’ailleurs les mots me manquent toujours encore un peu au moment d’écrire ces lignes. C’est son père qui a rendu possible notre rencontre : «Merci Grégorio d’avoir amené votre fils avec vous au Québec, il est le plus beau cadeau que la vie m’ait offerte».

Après coup, je pense bien avoir pris les six heures de retour en autobus pour digérer tout ça. Les jours qui venaient de passer et ceux avant venaient de me transformer. Jamais je n’avais encore éprouvé ce genre de sentiments amoureux pour un homme… jamais non plus envers un peuple, je ne sais d’ailleurs même pas si j’éprouve ce genre de sentiments envers mon peuple à moi. Je n’ai jamais ressenti non plus de sentiments aussi forts envers des gens que je connais à peine.

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Nous avons terminé le voyage chez sa mère. À manger et à boire. À jouer aux dominos et à danser. À s’aimer, intensément. Puis, le 14 janvier est arrivé et nous devions repartir. À l’aéroport, j’étais dévastée, mais la prière m’a fait le plus grand bien. Oui, vous vous souvenez, dans mon autre texte je le disais, ici la prière est essentielle. J’écoutais sa mère comme j’aurais écouté ma propre mère me parler. Quand cette femme s’adresse à moi, je deviens soudainement très très attentive.

Je détesterai toujours les aurevoirs. Ils me font peur et me rendent triste. Mais pour mon chum, j’ai essayé de rester forte. Et puis, tout doucement la peur s’en est allée. Je me suis calmée. Je savais que je rentrais au pays avec l’homme de ma vie. Que j’avais cette chance incroyable de les avoir trouvés, lui et sa famille. Qu’il existerait pour toujours, quelque part en République Dominicaine, une place pour moi dans une grande maison jaune…

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S.

sophie

 

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