Journal de bord: mon idylle en République Dominicaine


STYLE DE VIE, TEXTES DE S., Voyages, x / lundi, janvier 15th, 2018

Je prépare déjà depuis quelques mois le voyage dans lequel je me trouve actuellement. D’ailleurs, au moment d’écrire ces lignes, je le vis. Par contre, quand toi tu les liras, je serai de retour au Québec avec en mémoire encore plus de souvenirs… mais ne t’en fais pas, je te promets la suite d’ici la fin janvier.

Mon amoureux, originaire de la République Dominicaine, m’a proposé de faire un voyage avec lui en octobre dernier. Je souligne qu’à ce moment-là, nous n’avions que trois mois d’amour. En rétrospective, réserver ce voyage avec lui pouvait sembler risqué. Mais bref, j’ai dit oui tout de suite, sans vraiment trop même y penser. Et puis déjà, quelques semaines seulement après la réservation de ce voyage, je me surprenais à parfaire mon espagnol à tous les vendredis matins. Je sentais que je devais me remettre à jour, mes cours du secondaire me paraissaient bien loin. Je t’avoue qu’au début, j’ai pas trop réalisé dans quoi je m’embarquais. Ce que je peux être naïve! Dans sa tête à lui, je faisais ce voyage pour y faire la connaissance de sa famille. Dans la mienne, j’allais un peu à la découverte du pays et je prenais quelques jours de soleil avec lui. Surprise! Ce que je découvre ici m’émerveille et me permet de voir les choses sous une toute autre perspective.

Ici, je suis très loin des hôtels tout inclus. J’habite dans une grande maison jaune dans une rue sans asphalte, où les chiens sont partout. Où les enfants s’amusent avec rien, où les motos tentent de se frayer un chemin dans le brouhaha des vieilles voitures qui klaxonnent. Dans un pays où le jeu de dominos représente le passe-temps de toutes les familles, que ce soit sur le coin d’une rue ou sur une table de bois à la plage. Je suis dans un pays où la prière avant de manger est essentielle, où l’on remercie Dieu pour notre nourriture et où l’on en souhaite à ceux qui n’en ont pas. Je suis dans un pays où l’on est assis à plusieurs dans une voiture dans laquelle la musique est toujours très forte. Dans un pays où toutes les occasions sont bonnes pour célébrer et se retrouver tous ensemble. Je suis dans un pays où l’on se réveille au chant des coqs… où le temps n’existe pas.

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Je suis dans un pays où même si la langue couramment parlée n’est pas la mienne, j’arrive à ressentir un peu tout ce qui se passe, même si parfois je dois demander à mon chum de me faire la traduction. Les émotions ressenties, elles, sont extrêmement fortes.

Je suis dans un pays totalement différemment du mien. Où mes repères ont disparu, mais où je me sens à la maison. Je comprends maintenant mieux le sens de ce que me disait mon chum il y a quelques temps : « L’amour, ma chérie, ça n’a pas de couleur, ça n’a pas d’âge non plus ». Maintenant je sais. L’amour, ça se ressent au contact d’une caresse, d’un regard, d’une poignée de main, d’un sourire. L’amour, c’est donc lui le seul sentiment plus fort que tout!

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Hasta pronto!

 

 

 

S.

sophie

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