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Le «Ten Year Challenge»

Quand on me dit: «Il y a dix ans…», je pense à 1990 et ça, c’est parce que je suis l’enfant modèle des années 90. Je portais des leggings et sweatshirts OshKosh B’gosh colorés et je faisais du rollerblade. J’avais un salon de coiffure Barbie et une cuisinette pour enfant avec un kit complet de repas à assembler au logo M jaune et rouge. Je n’avais pas de Iphone, pas de Ipad. J’ai eu mon premier ordinateur en 1995 et j’ai connu la connexion internet qu’on ne pouvait pas utiliser de manière concomitante avec le téléphone résidentiel. J’ai connu AOL et ICQ avant de passer mes heures sur MSN Messenger. Mais cette décennie où j’étais enfant et heureuse, ce n’était pas il y a 10 ans, car il y a 10 ans…on était en 2009 et j’avais 19 ans et pas toutes mes dents.

Cette soudaine nostalgie m’est tombée dessus un peu soudainement avec le 10 Year Challenge des réseaux sociaux. Je suis donc allée à la recherche de mes photos de fin d’adolescence, qui, évidemment, étaient remplies de verres de sangria, de franges sur le côté et de sourcils beaucoup trop minces. Outre mon apparence très basic et mes UGGs, j’ai réalisé que mon véritable challenge en cette dernière décennie n’était pas mon apparence, qui est devenue un peu plus classique et un peu moins avant-gardiste, mais bien mon évolution psychologique.

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Il y a exactement dix ans, j’ai été diagnostiquée avec ce que les professionnels des troubles psychologiques appellent un TAG: un trouble d’anxiété généralisé. Aujourd’hui, je sais que je ne suis pas la seule avec un problème semblable mais à l’époque, je me sentais très seule face à ce problème. Oui, c’est un problème de santé et non, il ne se dissipe pas en prenant 2 pilules 2 fois par jour. Il est cyclique, il va et il vient et puis disparaît et refait surface lorsqu’on s’y attend le moins. Les triggers auxquels les gens font références avec sarcasme et humour sont vrais et provoquent une explosion de panique dans nos neurotransmetteurs qui est inexplicable et irrationnel. Non, on ne peut pas l’éviter très longtemps, ni l’ignorer. Il n’est pas possible de se rassurer ni de se dire qu’il y a des choses bien plus graves dans la vie. Oui, on le sait. Non, ça ne nous aide pas de se faire dire que ce n’est pas si grave, que ça passera, que ce n’est rien et surtout, il a des répercussions sur nos vies parfois mineures, parfois extrêmement graves et souvent, éventuellement, tout ça devient très lourd à porter.

Je n’ai pas l’habitude de divulguer autant de détails sur ma vie personnelle, mais aujourd’hui, à 28 ans, je n’en ai pas honte, au contraire. Je n’ai pas réussi ce que j’ai entrepris grâce à cela, mais malgré cela. Je n’ai pas des réussites et des échecs, j’ai des réussites et des défis, à tous les jours, aussi petits soient-ils. Je les assume, je m’y adapte, mais ça ne devient pas plus facile avec le temps. Mais ça aussi je l’assume, je m’y adapte, car ce n’est pas un choix, c’est un mode de vie.

I want you to know that it’s okay if you only save one person, and it’s okay if that person is you.

Donc mon 10 Year Challenge à moi, a été de penser à moi. C’est peut-être ce que certains appellent de l’égoïsme mais moi, j’appelle ça survivre, une journée à la fois.

 

 

 

 

Anonyme.

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