ÉTATS D'ÂME DÉVELOPPEMENT Personnel Santé mentale TEXTES DE PM. x

Foncer la tête droit devant

Cela fait longtemps que je n’avais pas écrit pour le blogue et cela fait un bien énorme! Je suis pigiste depuis octobre dernier et je viens de terminer un gros contrat en cinéma. Tellement heureuse d’être dans le domaine de mes rêves!

J’ai pris une pause pour scanner mon évolution entre l’adolescente et la femme que je suis aujourd’hui.

Lorsque j’ai terminé le secondaire, je rêvais de faire de la décoration dans le milieu culturel. J’avais l’impression que c’était impossible, car à mon adolescence, j’étais loin d’être la même personne.

Adolescente, chaque jour, je vivais le même évènement: la crise de panique. Chaque matin, mon ennemie me rendait malade juste à l’idée de sortir de la maison. Je pleurais de voir sur l’horloge qu’elle m’avait encore une fois fait arriver en retard à l’endroit que j’étais censée être.

Une fois sur place, j’avais encore plus envie de pleurer d’être à cet endroit avec une impression de ne pas avoir le contrôle. Plutôt, son contrôle. Car c’est elle qui me contrôlait. C’était elle la vedette, pas moi.

Juste aller à l’épicerie était un défi, j’y arrivais en sueur, en m’imaginant que tout monde dans les allées savaient que je n’allais pas bien. Je me souviens que pour aller dans un bar avec des amies ou faire une sortie quelconque, je devais prendre ma propre voiture. C’était la seule façon pour moi d’être capable de sortir de chez moi.

Je me disais que si jamais je paniquais, je pouvais m’enfuir. Elles ont tellement été patientes, mes amies. Vous ne savez pas encore à quel point je suis reconnaissante pour cela.

Puis, un soir frais d’été, une phrase m’a frappée. J’étais à l’extérieur de mon appartement et discutais avec mon voisin. On discutait d’anxiété et de mes crises de paniques. Dans son coat de cuir serré, il m’a dit cette phrase, qui m’a marquée:

«Fonce tête première et à chaque fois que tu réussiras, tu vas être fière de toi.»

Même si sa phrase me semblait magique, je devais trouver les bons outils pour y arriver. Après un magasinage de plusieurs psychologues (eh oui!), j’ai trouvé la perle rare.

J’ai consulté cette psychologue pendant 10 ans pour comprendre ce qui m’arrivait réellement. Parce que oui, cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Avec le temps, nous avons compris en consultation que toutes mes peurs cachaient le désir de le faire. Par exemple, ma peur bleue des avions cachait mon désir de voyager.

Donc, tranquillement, j’ai commencé à sortir de ma zone de confort pour tester mes limites. Je fonçais la tête droite et parfois je reculais. Certains jours, j’étais fière de moi et d’autres étaient plus difficiles.

J’ai commencé par me lancer des petits défis de vie. Je prenais goût de plus en plus aux sensations fortes (haha)!
Tranquillement, je n’étais plus malade le matin. Je sortais de façon spontanée sans même penser à mon ennemie. Le temps avançait tellement vite que je n’avais même pas réalisé qu’elle n’était plus là. Comme un mauvais souvenir.

Puis, à mes 31 ans, j’ai fait mon test final. LE plus gros défi que j’avais mis sur ma liste de vie : partir seule dans un autre pays, avec aucun billet de retour.

C’est peut-être romancé comment je vais vous écrire ça, mais pour moi, c’était le rappel de la jeune Pascale qui avait besoin de sa voiture pour revenir chez elle dans sa propre ville. J’allais quitter vers l’autre bord de l’océan, en avion, sans aucune date de retour.

Je me souviens avoir eu l’immense sourire de fierté dans l’avion et que j’étais loin d’être dans un état de panique ou même de stress. J’avais gagné cette bataille. J’étais enfin moi-même. Comme si c’était l’obtention d’un diplôme de la vie.
Car lorsque ta tête a été longtemps une prison, tu prends un goût de liberté plus grande qui peut paraître intense aux yeux des autres.

Pis vous savez quoi? Mon intensité est devenue ma plus belle qualité. Je fonce sans même regarder derrière. Comme une voiture, ma fenêtre est plus grande devant. Les autres fenêtres me servent à regarder derrière.

Parce que je crois que c’est important pour moi de me souvenir que je suis fière de moi. Surtout, d’être remplie de gratitude d’être dans le domaine de mes rêves. D’avoir rencontré l’homme le plus merveilleux et magnifique sur cette Terre.

Je suis aujourd’hui une femme épanouie et amoureuse de ma vie. Pour tous ceux qui ont croisé mon chemin, mais surtout pour mon entourage, merci.

Je vous aime profondément.

 

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PM.

Source photo: Unsplash

 

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