Pourquoi j’ai choisi le mode de vie vegan

Les dernières études en termes d’abattage de bétail ou de volaille dans la dernière année sont présentement estimées à 100 milliards. 100 milliards. C’est environ 14 fois le nombre d’humains qu’il y a sur Terre à l’heure où j’écris ces mots. 100 milliards, chaque année.

Dès que j’ai eu l’âge de comprendre qu’il fallait faire souffrir un animal pour pouvoir le manger, j’ai compris que le mode de vie « carnivore » n’était pas pour moi. Je suis très consciente que ce texte ne sera pas au goût de tous, mais je vous demanderais de le lire avec la plus grande ouverture d’esprit possible.

J’étais très jeune quand j’ai fait le choix d’arrêter de consommer de la viande. Ma devise? Tout ce qui a des yeux et des parents, c’est NON! Sans mentionner l’énorme impact que le régime végétarien a sur l’environnement, il était très important pour moi d’arrêter de manger de la viande pour des causes morales, entre autres. Dans mon cerveau de pré-pubère, c’était comme si je mangeais un humain, carrément. Je me demandais quelle était la différence entre mon petit chien et une vache, par exemple. Si je ne m’imaginais pas manger mon chiot, pourquoi mangerais-je un poulet? C’est quoi la différence? C’est quoi la limite entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas? Qui ou quoi détermine ces limites?

Que ce soit tester du maquillage ou des produits quelconques sur des animaux, c’est très difficile d’imaginer nos animaux de compagnie, cloitrés dans un laboratoire, à peine nourris, devoir subir des tests aussi difficiles. Par contre, si c’est un rat, on s’en fout. On s’en fout, parce que ouache, un rat. Mais qui a dit que les rats ne souffraient pas? Qui a établi ce qui est moralement acceptable ou ce qui ne l’est pas? Je me posais énormément de questions du haut de mes 15 ans.

J’ai pris une décision éclairée il y a de ça presque 10 ans et je ne le regrette tellement pas! Je me sens mieux mentalement et physiquement. Je suis bien dans ma peau, parce que je sais que je ne blesse pas qui que ce soit pour me nourrir. Mais si toi tu manges de la viande, by all means, c’est correct. Je ne suis pas ici pour te juger, ni te mettre des idées préconçues dans la tête, au contraire. Je suis ici pour ceux qui y pensent, pour ceux qui hésitent, pour ceux qui, quand ils mangent un steak, ne se sentent pas nécessairement bien par la suite.

Je vous invite à consulter le site www.peta.org pour des renseignements, non seulement intéressants, mais instructifs. Puis, il est rempli de bons conseils sur le mode de vie végane et sur les actions que chaque être humain peut entreprendre pour avoir non seulement un mode de vie sain, mais aussi pour défendre le droit des animaux qui, à mon humble avis, méritent d’avoir les mêmes droits que nous.

Je rêve d’un monde où les animaux sont traités avec le même respect que les humains. Je rêve d’un monde où chaque être est considéré de la même façon. Qu’il soit un animal ou un humain. Quelle que soit sa taille, sa couleur ou sa religion, je rêve d’un monde rempli d’égalité pour tous. Pour TOUS. Je souhaite que dans quelques années, on regarde en arrière et qu’on se trouve idiots d’avoir un jour mangé de la viande pour souper. Je souhaite que dans quelques années, les manteaux de fourrure et les bottes en cuir ne soient plus vendus dans les magasins les plus populaires. Je vous souhaite un avenir resplendissant, un avenir propre, un écosystème rempli de couleurs et de vie. Je vous souhaite la santé, pas un corps humain rempli de stéroïdes de bétail.

En terminant, voici un top 3 de mes conseils si tu penses un jour adopter le régime végétarien :

#1 – Tu es libre de tes choix et de tes décisions

Nous sommes dans un pays où la liberté est acquise et où tu peux prendre action comme il te plaît, selon tes convictions et tes croyances. Sois fier des actions que tu entreprends et de tes opinions, car c’est ce qui forge ta personnalité. Si tu désires prendre la décision de pratiquer ce régime – fais-le. Fais-le et sois fier. C’est un beau geste que tu fais, non seulement pour toi, mais pour les générations à venir.

#2 –  Informe-toi, fais des recherches

Consulte un nutritionniste ou une personne qui a choisi d’élire ce mode de vie il y a longtemps – ils sont là pour te conseiller et t’amener vers un mode de vie qui sera non seulement bénéfique, mais sans carence. Il y a beaucoup de choses à prendre en considération avant de faire le saut, alors sois sûr d’être bien informé.

#3 – N’essaye surtout pas de convaincre tout le monde d’être comme toi

Les gens ont des croyances différentes et c’est ce qui fait de notre un monde un endroit rempli de couleurs et de diversité et si tu veux mon avis – c’est magnifique. Si tu as envie de donner des conseils ou de faire de la sensibilisation, c’est super. Mais ne juge pas ton voisin parce qu’il n’a pas le même mode de pensée que toi.

 

Teaching children to respect other animals is no different than teaching them to respect other humans. We are all equals.

 

M-E.

image1 (2)

Source photo : Unsplash

Publicités