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Vivre sa vie hors des standards de la société

Nous sommes en 2021, et même si je vois beaucoup de progrès et plus d’acceptation qu’avant, je ressens encore une pression de la société par rapport aux standards. On dirait que ce n’est pas encore considéré 100% normal que quelqu’un déroge du modèle «standard» de la société, c’est-à-dire de trouver sa carrière rapidement, de se mettre en couple ou se marier, d’avoir des enfants, tout ça avant le début de la trentaine.

Je m’en suis surtout rendu compte lors de mon annonce du mois dernier. Si vous saviez le nombre de messages que j’ai reçus de gens qui me félicitaient de faire ce que je voulais sans me préoccuper des standards de la société. Bien sûr, j’ai apprécié chacun de ces messages et je ne reproche absolument rien à ces personnes qui étaient bien intentionnées. J’ai reçu énormément de support et je vous en remercie. Ce qui me chicote, c’est qu’on dise encore, en 2021, que ce que je vais faire n’appartient pas à la «norme».

Il faut que ça change. Ça doit être normalisé. Tous les chemins sont normaux. Tous les chemins sont bons si les choix qu’on fait sont en harmonie avec nos valeurs. Ça ne devrait pas autant surprendre les gens lorsqu’on leur annonce ce qu’on décide de faire avec NOTRE vie. Puis, étant maintenant dans des groupes Facebook de mamans solos, je me rends compte que ce que j’ai décidé de faire est de plus en plus commun. C’est loin d’être anormal.

Mon texte aujourd’hui ne fait pas uniquement référence à ma décision de devenir une maman solo. Je parle également de tous ces choix que des gens font, autour de moi ou ailleurs, et qui ne correspondent pas nécessairement à ce que tout le monde fait. Tu as le droit de te chercher encore dans ta trentaine et de ne pas avoir trouvé ta carrière. Ou tu as le droit de l’avoir trouvée, mais en passant par un chemin différent que ce qu’on nous apprend à l’école. Tu as le droit de ne pas te marier ou de ne pas vouloir d’enfants. Ou tu as le doit de décider que tu veux voyager et profiter de ta jeunesse avant d’avoir des enfants à 39 ans. Tu as le droit d’avoir un seul enfant, même si tout le monde a l’air de te dire que ça t’en prend un deuxième. Tu as le droit de choisir un mode de vie nomade et d’entraîner tes enfants là-dedans. Tout est possible.

Ce qui devrait être dénormalisé (wow, je pensais que j’inventais un mot, mais Antidote l’a accepté, héhé!), ce sont les remarques ou les questions inappropriées, qui font justement en sorte que nos choix originaux (appelons-les ainsi pour les besoins de la cause, même s’ils sont «normaux» et aussi valides que n’importe lesquels) sont pointés du doigt et semblent sortir du lot.

Cesse de demander aux femmes de 30 ans que tu rencontres si elles ont des enfants comme si elles devraient absolument être rendues là. Cesse de demander aux couples de longue date que tu connais quand ont-ils prévu le mariage et les enfants. Cesse de demander à ton amie qui fait son 4ème baccalauréat ou qui change de job souvent si elle a enfin décidé ce qu’elle ferait de sa vie.

Si on dénormalise ce genre de questions, on permet à chacun de vivre sa vie comme il l’entend. On normalise les choix et les décisions de tous. On arrête d’être dans le jugement et on élargit les standards jusqu’à ne plus avoir de standards du tout.

 

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G.

Source photo: Unsplash

Champagne & Confetti

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