Quand partir est la seule option

Je savais que quelque chose n’allait pas. Mon corps m’envoyait de nombreux messages. Je repoussais mes émotions comme si elles me dégoûtaient. Je rejetais mes questionnements. Je m’efforçais de ne pas décrypter ces signaux. Et plus le temps passait, plus mon inconfort s’installait. Je n’étais pas bien et je ne voulais donc pas y faire face. Pourquoi?

Parce que je devais abandonner quelqu’un dans ce passage obligé. Je n’étais pas prête à assumer de causer du tort et de la souffrance à quelqu’un qui ne le méritait pas. Je devais abandonner quelque chose de gros : ma vie des 3 dernières années.

Malheureusement, cette vie ne me convenait plus. Et c’était le prix à payer. Partir a été douloureux. Douloureux de se sentir égoïste. Douloureux de créer des dommages collatéraux. Douloureux de dire au revoir.

Je mentirais par contre de dire que ça n’a pas été libérateur. Se délivrer de cette façon et en toute honnêteté, oui, ça fait du bien. En prenant cette décision j’ai aussi réalisé qu’on passe une grande partie de notre vie à ne pas vouloir blesser les autres et à en porter le fardeau.

Prendre des décisions pour soi ne devrait pas être perçu comme de l’égoïsme. S’aimer suffisamment pour partir quand il le faut, c’est important. Se choisir, c’est important également.

J’ai choisi d’accepter mes émotions. De m’harmoniser avec mon « mind, body and soul » et d’ainsi modifier le courant de ma vie pour l’aligner davantage avec mes chakras (canaux d’énergie).

Notre vie, nous la dessinons comme nous l’imaginons. J’ai envie qu’elle soit colorée et à mon image. Je ressens ce besoin d’exploser de liberté et de vivre sans contraintes. Pour une fois, dans toute ma vie, je me choisis.

 

 

Mél.

mélanie

Source photo : Unsplash

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