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Annoncer ta grossesse à tes amies qui attendent d’être maman…

J’y étais il n’y a pas longtemps. Dans la gang des femmes qui attendent avec impatience le moment où la vie va leur permettre de vivre leur plus grand rêve, celui d’être maman.

Vous le savez, ça fait très longtemps que j’espère que ce moment arrive. Ça fait plusieurs années que ça me fait mal en-dedans tellement je veux avoir un bébé. Ça fait aussi plusieurs grossesses auxquelles j’assiste avec un léger sentiment d’envie. De près ou de loin, que ce soient mes meilleures amies ou bien Alicia Moffet que je suis sur Instagram, le sentiment de vouloir vivre ces moments à leur place était bien présent. Je les voyais vivre mon rêve, heureuses, dans toutes les étapes de la venue de bébé et ça me rongeait de l’intérieur par moments.

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Aujourd’hui, j’ai l’énorme chance d’être à pieds joints dans mon rêve et mon Dieu que je suis reconnaissante de pouvoir vivre ça. J’ai attendu si longtemps ce moment que, dans ma tête, il n’y aurait rien de plus agréable comme feeling que d’annoncer ma grossesse, de pouvoir en parler à mon entourage, à mes proches et à mes amies. Parce que j’ai attendu ce moment depuis tellement de temps.

Au début, je ne voulais pas en parler. Au cas où quelque chose se passerait mal, au cas où le bébé n’aurait pas voulu rester accroché. C’est difficile de garder ce secret alors que ça fait 1000 ans que tu souhaites pouvoir le crier sur tous les toits.

Maintenant que je peux l’annoncer, je me sens tellement plus légère, je sens que je peux pleinement le vivre sans avoir à me cacher, à inventer des excuses ou à mentir sur la raison pour laquelle je ne bois pas, la raison pour laquelle je dois toujours manger pour ne pas être malade, la raison pour laquelle je dormirais à toutes heures du jour et de la nuit.

Pour vrai, quelle libération de pouvoir enfin laisser ces mots sortir de ma bouche.

«Je suis enceinte!»

Sauf que cette liberté vient aussi avec des moments où j’ai l’impression de marcher sur des œufs. Des petits détails auxquels je n’avais pas pensé dans mon élan de bonheur. Parce que, comme moi il y a quelques semaines, j’ai des amies qui ressentent intensément ce manque, cette envie de devenir maman.

J’ai des amies qui sont dans la trentaine avancée et qui sont toujours célibataires, certaines sont en couple et heureuses, mais essaient depuis plus d’un an de tomber enceinte et ça n’arrive juste pas. J’ai des amies qui se sont rendues aux injections d’hormones, à la fécondation in vitro et toujours rien. D’autres qui ont hérité du rôle de belle-mère, mais ne savent toujours pas si elles auront la chance d’être mère.

Je vais vous dire qu’un méchant lot d’empathie m’envahit lorsque je leur parle de ma nouvelle expérience, parce que je sais ce que c’est. Je sais ce que ça fait d’apprendre cette heureuse nouvelle pour ton amie, mais de tellement vouloir le vivre aussi en même temps. D’être heureuse pour elle, mais triste à la fois. En fait, je dis que je sais ce que c’est, mais peut-être pas tant que ça. C’est complètement fou de penser que ça peut être aussi difficile de devenir maman. Surtout quand tu sais à quel point ces personnes seraient merveilleuses dans ce rôle.

 Je sais qu’elles sont sincèrement contentes pour moi, surtout puisqu’elles savent ce que ça vaut pour moi, mais je sais aussi à quel point elles doivent se questionner, remettre leur vécu et leurs choix en question et/ou en vouloir un peu à la vie de ne pas rendre les choses plus faciles pour elles.

Mais pour l’instant, la seule chose que je peux faire, c’est d’apprécier ce que j’ai. Depuis que l’annonce est faite, j’évite de trop en parler. De toute façon, je suis beaucoup plus qu’une mère en devenir. Je reste une amie à l’écoute, une sœur présente et une blonde qui tente de rester la même. Je peux vous dire par contre qu’avec tout ce que j’entends autour de moi, je suis extrêmement consciente de la chance que j’ai! Pour vrai, on ne réalise peut-être pas assez qu’on est privilégiées d’être fertiles ou qu’on est chanceuses que notre bébé ait choisi de rester avec nous, après le 1er trimestre. J’ai l’impression que c’est souvent pris pour acquis. «Je suis une femme donc je peux tomber enceinte.» Si seulement c’était aussi simple.

S’il y a bien une chose que je retiens de l’annonce de ma grossesse, c’est à quel point je suis chanceuse qu’on me laisse vivre mon rêve. Parce que ces femmes de mon entourage qui attendent encore ne devraient pas avoir à attendre, parce que quand le moment sera venu, elles feront des mères fabuleuses, incroyables et aimantes.

Alors en attendant, la nuit lorsque je me lève 5 fois pour aller aux toilettes ou bien lorsque je vomis et que je saigne du nez en même temps, dans toute mon élégance, je ne peux qu’apprécier et remercier la vie de me permettre de vivre tout ça!

 

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L.

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Source photo: Unsplash

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1 Comment

  1. Line Girard says:

    Très beau texte. La compassion que tu porte aux autres femmes en attente d’être à leurs tour mères,témoigne de tes sentiments pour elles. Tu a un jour marché sur ce chemin.
    Félicitations à toi et ton conjoint,vivez pleinement ce moment ♥️

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